Alexandre Da Rocha : « C’était le meilleur moment pour quitter Varennes »

Directeur technique de l’AS Varennes pendant onze ans, Alexandre Da Rocha a quitté le club pour se consacrer à d’autres projets sur la Rive-Sud, notamment un sport-études et la PLSQ féminine. Il nous explique les raisons de son choix.

Alexandre, pourquoi avoir quitté l’AS Varennes?

J’y suis resté 11 ans! Je ne crois pas au fait de rester éternellement au même endroit. On s’installe dans une zone de confort et les gens comptent un peu trop sur toi sans aucune remise en cause. J’ai fait ce que j’avais à faire au club. C’était le meilleur moment pour quitter Varennes car la structure a fusionné avec Saint-Amable. Tout est remis à plat. J’ai passé la première année comme consultant externe sur différents dossiers pour aider les nouvelles personnes en place. Désormais, je passe la main à de nouvelles idées.

N’avez-vous tout de même pas un pincement au coeur?

Non, car je pars la conscience tranquille et j’ai donné 100% de mes capacités. Je quitte quand tout va bien dans le club. Lorsque je me suis présenté au président de l’époque, il m’a demandé « Quelles sont les raisons qui vous poussent à venir dans un club si faible en nombre? » J’ai répondu : « Je veux montrer que ce n’est pas le nombre qui fait la différence et nous allons monter des équipes en AAA. » Il a rigolé. Huit ans plus tard, nous avions six équipes féminines dans l’élite.

Justement, Varennes fait office de référence dans le soccer féminin mais a obtenu moins de résultats chez les garçons. Comment l’expliquez-vous?

J’ai toujours été protecteur du soccer féminin. À l’époque où je jouais, les hommes avaient des primes de match et je coachais les femmes qui devaient payer pour s’inscrire. Lorsque j’ai su ça, je suis allé voir mon président. L’année suivante, personne ne payait pour jouer et l’équipe masculine n’avait plus de prime de match. À Varennes, on a traité les garçons et les filles de manière équitable. Pas égale, mais équitable. Sur la Rive-Sud, beaucoup de parents poussent leurs enfants à faire du sport. De ce fait, le soccer féminin s’est développé chez nous. Ce mode de fonctionnement commence à se répandre au Québec.

Quels sont vos projets actuels et/ou futurs?

Je vis ma sixième année avec l’UQAM et je m’occupe du sport-étude à Boucherville. En parallèle, je fais partie de l’équipe chargée de monter l’équipe féminine de la Rive-Sud pour la PLSQ. D’ailleurs, on souhaite y intégrer un staff féminin. Il n’y a pas assez de femmes coachs. Et pourtant, cela peut être très positif. Regardez Jessica Silva avec les U20 cet été aux Jeux du Canada. C’est notre première médaille d’Or de l’Histoire.

Certaines personnes sont sceptiques par rapport à la PLSQ féminine. Qu’en pensez-vous?

Je veux le vivre pour rendre un avis. On s’est engagé deux saison vis-à-vis de la Fédération. On fera le bilan en temps voulu. Je m’attends tout de même à une nette différence avec le niveau AAA. Mais je ne suis pas partisan des gens qui critiquent un projet sans lui donner une chance.

La rédaction de www.justesoccer.com

Autres articles intéressant

Andy Kontogiannis (Panellinios) : « En tant que président c’est impardonnable, mais… »
Le match Montréal City – Milanello perturbé par des insultes racistes, misogynes et homophobes?
Daivy Makunza (Longueuil) : « Beaucoup d’événements racistes passés sous silence »