« Alors mon enfant, en A ou en AA? »

La saison d’été approche. Les clubs récoltent actuellement les inscriptions avant de procéder aux essais qui permettront de classer les enfants dans une équipe de leur niveau. Mahfoud Tahri est directeur technique de Notre-Dame-de-Grâce depuis six ans maintenant. Il nous explique son système de sélection et de gestion des parents.

Le club de Notre-Dame-de-Grâce regroupe une population de plusieurs quartiers de Montréal. Des enfants de toutes origines sociales s’y retrouvent. En devenant directeur technique en 2012, Mahfoud Tahri a dû changer certaines choses concernant les habitudes des équipes jeunes : « Les enfants étaient regroupés par affinités et non par niveaux. Les essais n’existaient pas. J’ai donc instauré un processus. » Forcément, ces changements ont fait grincer des dents plusieurs parents : « Ils veulent que leurs enfants jouent le plus haut possible, regrette le dirigeant. Il faut qu’ils comprennent que l’important est de progresser. Si un enfant est meilleur qu’un autre en U9, cela ne signifie pas que la situation sera figée éternellement. Si le travail est bien effectué, les talents peuvent se niveler à un moment. Le principe de base du club est : chaque enfant doit jouer à son niveau et se développer à son rythme. »

Comme tous les ans, les try outs pour les niveaux A et AA auront lieu en mars. Un rendez-vous que prépare Mahfoud Tahri : « Je rencontre les entraîneurs fin février pour préparer l’été. Ensuite, nous envoyons une copie du déroulement du processus de sélection aux parents. Enfin, nous répondons aux questions s’il y en a. » Le jour J, les éducateurs sont prêts à évaluer les enfants : « Nous sommes quatre ou cinq par terrain, poursuit le directeur technique. Nos commentaires sont essentiellement émis sur le côté technique et dans le jeu. Si les parents demandent des informations, on leur donne volontiers et tout se passe très bien. »

Pour justifier ses décisions, le technicien prend l’exemple de plusieurs jeunes qui sont redescendus d’un niveau : « Ils étaient en retard dans leur développement par rapport à leurs coéquipiers. En pratiquant avec des joueurs au même stade qu’eux, ils prennent confiance et ont une meilleur estime d’eux-mêmes. Les parents ressentent alors que leurs enfants sont plus heureux. »

Crédit photo : ARS Rive-Sud

La rédaction de www.justesoccer.com

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