Commencer le soccer à 4 ans, en voilà une bonne idée!

Les clubs préparent déjà les inscriptions pour l’été et plusieurs équipes d’enfants de 4 ans se mettent place. Mais quel intérêt un jeune cet âge peut-il retirer d’une saison de soccer? Frédéric Bakhach-Lord, directeur technique du club de de Pointe-Claire, et Frédéric Duho-Drapeau, directeur technique des Boucaniers à Montréal, nous donnent leurs avis.

En 2017, le club de Pointe-Claire a accueilli 33 filles et 40 garçons âgés de 4 ans! « Les parents essaient de trouver une activité pour leur enfant et le soccer est prisé, assure Frédéric Bakhach-Lord. C’est un apprentissage différent de la garderie. Nous leur apprenons à sauter, courir, coordonner leurs mouvements… et au milieu de tout ça, on met un ballon. » Pour attirer les enfants, pas besoin de tout savoir sur le soccer : « On met en place des jeux ludiques, poursuit le dirigeant. Nous sommes au stade 1 du développement et tout est sécuritaire. On ne pousse pas au niveau athlétique, on s’adapte à l’enfant. Malgré tout, nous ne faisons pas d’équipe mixte car les garçons sont plus compétitifs que les filles. »

Mais le soccer à 4 ans n’est pas qu’une affaire de ballon. L’entourage de l’enfant est aussi bouleversé : « Ce sont ses premiers amis après la garderie, explique Frédéric Bakhach-Lord. Notre club évolue dans un environnement bilingue. Si bien que des liens se forgent au-delà des communautés et des établissements scolaires. De plus, certains enfants peuvent être mis en valeur à travers des succès lors des exercices et ainsi gagner en confiance. »

En plus de l’enfant, les clubs s’attendent aussi à un investissement des parents : « La relation parent/enfant est primordiale, assure Frédéric Duho-Drapeau, qui a dénombré 40 licenciés de 4 ans l’année dernière. Le jeune apprend à s’amuser. Tout ce qu’il doit retenir est le plaisir de venir au soccer. Certains parents poussent déjà à la compétition en pensant qu’il va développer des acquis alors qu’il faut juste accompagner l’enfant. Il a des savoir-faire moteurs à développer. » Le technicien précise que les éducateurs n’exigent aucun objectif caractéristique au soccer : « À la fin de l’été, on se demande si l’enfant a passé une bonne saison. C’est tout ce que l’on demande. Des amis, la fête et du jeu. »

La rédaction de www.justesoccer.com

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