Corentin Aussems : itinéraire d’un jeune joueur français au Canada

Plusieurs joueurs français ont intégré des universités québécoises récemment. La formation française étant reconnue en Amérique du Nord, ces jeunes viennent terminer leurs études tout en utilisant le ballon rond pour obtenir des bourses. Un arrangement gagnant – gagnant. Rencontre avec Corentin Aussems, 20 ans, défenseur des Stingers de Concordia.

Corentin, quel est votre parcours de joueur avant de venir au Canada?

Mon père est un ancien joueur professionnel et entraîneur. Nous avons beaucoup voyagé en famille. Je suis né à la Réunion mais j’ai commencé le soccer dans le sud de la France. J’ai intégré les équipes de jeunes du SCO Angers, un club professionnel, avant que mon père ne devienne sélectionneur du Bénin. Pendant trois ans, nous avons joué entre nous sur des terrains sablonneux. Il n’y a pas beaucoup de clubs là-bas. Ensuite, j’ai intégré l’équipe des U17 d’Évian-Thonon-Gaillard mais l’adaptation était compliquée après mon séjour en Afrique. Je suis revenu dans le sud de la France avant de partir à Los Angeles pour passer mon DEC. Là-bas, il n’y avait pas de club, c’était surtout des matchs entre écoles.

Le niveau est-il meilleur en Californie ou au Canada?

Au Canada! Le niveau physique est largement au-dessus avec des contacts beaucoup plus prononcés. De plus, les infrastructures au Québec sont vraiment incroyables!

Qu’étudiez-vous à l’université de Concordia?

Je suis dans le business international. J’aimerais travailler dans le soccer sinon je créerai un business pour voyager.

Comment se passe votre première année dans l’équipe?

Très bien. L’entraîneur a fait tourner l’équipe cet hiver avec beaucoup de jeunes. Nous sommes en phase de construction et nous avons eu quelques problèmes à résoudre en début de saison. Cela nous a beaucoup soudés! On pourra certainement faire quelque chose l’automne prochain. Les séries d’hiver commencent dimanche et personne ne nous attend pourtant on est les seuls à avoir pris des points face à l’UQAM et on tient 1-1 contre le Rouge et Or à dix minutes de la fin.

Comment avez-vous communiqué avec votre entraîneur au départ?

Il m’a vu jouer en vidéo et nous avons beaucoup échangé avant que je vienne au Canada. Il m’a fait confiance dès le début! C’est un ancien international canadien et il nous apporte beaucoup de professionnalisme, on le ressent aux entraînements. Il m’a apporté beaucoup de confiance.

Pensez-vous vous engager dans le soccer civil au Québec dans le futur?

Pourquoi pas? Je repars en Europe cet été et mon jeu doit s’étoffer mais c’est une idée. D’ailleurs, mon frère Bastien joue pour le Dynamo de Québec. Je finis mes études dans trois ou quatre ans et ensuite on verra.

Plus de renseignements sur le soccer universitaire au Québec

Propos recueillis par www.justesoccer.com

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