Jean-Paul Schott : « Les solutions face au problème de distance existent! »

Aujourd’hui à l’ARS Lanaudière, Jean-Paul Schott a entraîné pendant sept ans au Boréal de Rouyn-Noranda. Il souhaite partager son expérience dans la gestion des temps et de l’argent concernant les trajets de son équipe seniors AAA qu’il a dirigée pendant une saison.

Sept heures. C’est le temps de trajet nécessaire en bus pour une équipe AAA de Rouyn Noranda afin de rallier Montréal. Une éternité. Jean-Paul Schott a entraîné pendant une saison l’équipe senior AAA du Boréal. Il se souvient des déplacements récurrents à travers la Province : « Lorsqu’on était sur la route, on jouait contre deux équipes par week-end. On partait le vendredi après-midi pour rejoindre l’hôtel en soirée. On faisait une pause à Mont-Laurier tout en privilégiant les aliments faciles à digérer. Ensuite, je laissais les joueurs se responsabiliser le soir. » Les matchs étaient préparés de la même façon et une routine s’était installée : « On se reposait en soirée et on organisait un briefing le lendemain matin, poursuit le technicien. Ensuite, on se baladait pour refaire un briefing du match. Enfin, on arrivait sur le terrain et nous étions souvent présents avant l’autre équipe. »

Jouer deux matchs contre deux équipes différentes  en 24 heures est fatalement un désavantage. Jean-Paul Schott avait trouvé une parade : « Que le premier match s’était soldé par une victoire ou une défaite, j’essayais de trouver des leviers positifs pour motiver les joueurs concernant les points ou bien de réaliser une meilleure prestation. C’est vrai que les joueurs étaient fatigués. Mais que voulez-vous? Le Québec est grand ainsi et il faut faire avec! » Niveau argent, le budget explose forcément : « Il fallait trouver 37 000 dollars pour la saison, assure le coach. Des parents ont travaillé dans une ferme en Abitibi pour financer des matchs à Laval, des joueurs ont vendu des billets de saison pour nos matchs… Des solutions face au problème de distance existent! Il faut de l’imagination et de la volonté. D’ailleurs, tout le monde était enthousiaste la première saison car nous découvrions le niveau mais c’était plus difficile de rester mobilisé par la suite. C’est très demandant en terme d’énergie! Les gens vivant à proximité de Montréal ou Québec ne se rendent pas forcément compte de la chance qu’ils ont. »

La rédaction de www.justesoccer.com

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