Jessica Silva s’en va en France coacher les U19 d’Orléans !

Jessica Silva devient la première coach québécoise a exercé ses talents en Europe. La récente vainqueur des Jeux du Canada rejoint cette semaine Orléans où elle entraînera les U19 élite.

Partie de la Fédération du Québec en janvier dernier, Jessica Silva a pris son temps avant de s’engager avec l’US Orléans dont l’équipe première est promue en D2 féminine cette saison. « J’ai rencontré l’entraîneur Farid Kebsi lors de mon passage de diplômes BEF en 2016. On avait beaucoup échangé sur la formation des joueuses. A cette époque, j’avais les Jeux du Canada en tête mais une fois passée, il m’a proposé de le rejoindre. J’ai reçu beaucoup d’autres propositions mais l’idée de développer de jeunes joueuses en U19 pour les emmener vers le professionnalisme m’a vraiment plu! L’humain a une grosse part dans cette responsabilité. J’ai rencontré de bonnes personnes, compétentes, et qui ont envie de faire bouger les choses! »

Mardi, la technicienne s’est envolée donc pour la Loire, le centre-ouest de la France, pour devenir entraîneur-chef des U19 et première adjointe de l’équipe de D2. Elle quitte le Québec pour réaliser ses ambitions : « Je veux entraîner dans la haute performance. J’en ai parlé autour de moi et la conclusion est qu’il faut que je m’accomplisse et que je réalise mes rêves. Je suis fatiguée du bla-bla et de la politique du ‘foot’ au Québec. Ici, les gens ne se remettent pas en question et ont peur de la vérité. C’est pour cela que notre sport n’avance pas dans la province. On délivre de beaux discours mais les actions ne suivent pas. On ne cherche pas le développement à long terme. Combien y a-t-il de joueuses du CNHP qui sont actuellement en équipe nationale sénior? C’est un échec. Il faut travailler mieux car nous avons des talents au Québec. Nos standards ne sont pas assez élevés! Pour ceux qui veulent plus de performance, on nous dit d’aller plus lentement, ou bien de baisser nos standards pour aller à la vitesse d’ici. Notre province ne changera pas tant qu’on n’accepte pas qu’on doit changer ce qu’on fait et tenir les gens responsables pour leur rôle. »

L’Europe fait partie des destinations visées par la technicienne québécoise, qui a aussi surtout entraînée à Longueuil : « J’ai besoin de vivre dans un pays qui a une culture soccer, qui vit soccer, qui parle soccer… Je vais aussi réaliser mon rêve d’assister à un match de Ligue des Champions. » Dès ses premiers pas en France pour découvrir son futur club, Jessica Silva a pu ressentir la différence avec le Québec : « C’est une anecdote révélatrice. J’ai assisté à un match de D1 féminine entre le PSG et Juvisy. Des filles d’une dizaine d’années sont venues en tribunes pour regarder la partie. Elles ont parlé soccer pendant tout le match! Elles connaissaient toutes les joueuses! Au Québec, les filles parlent d’autres choses pendant les games. Elles devraient être inspirées et avoir le droit de s’exprimer. J’ai hâte de découvrir ce monde de foot où je pourrai exprimer ma passion et mon éthique de travail! »

La rédaction de www.justesoccer.com

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