Les joueurs universitaires sont-ils indispensables au AAA et à la PLSQ?

La saison universitaire reprend la semaine prochaine. Depuis plusieurs jours, les joueurs ont rejoint leurs équipes délaissant au passage leurs équipiers du AAA voire de PLSQ. Et si ces joueurs pouvaient être remplacés par des personnes exclusivement impliquées dans le soccer civil? Nous avons demandé l’avis de plusieurs coachs du civil.

Certaines équipes ont vu leur niveau baisser depuis deux semaines. D’autres manques carrément d’effectif. La saison universitaire a repris et les étudiants ont rejoint leurs équipes respectives. Le soccer civil se trouve désormais démuni de plusieurs très bons éléments et plusieurs clubs finissent la saison avec leurs moyens : « Les coachs se retrouvent avec des équipes amputées et revoient leurs plan pour colmater des brèches, se plaint Khalid Bentaibi, entraîneur de Salaberry masculin. L’équipe pratique depuis le mois de janvier pour avoir une certaine stabilité et se retrouve démunie au mois d’août à cause des caprices de certains coachs universitaires qui récoltent les fruits du travail des entraîneurs de clubs. »

Entraîneur de la PLSQ et directeur technique de Longueuil, Anthony Rimasson a vu André Bona, Valentin Lamoulie et Émile De Guise rejoindre leur université respective : « Cela ne me dérange pas qu’ils s’entraînent avec leur équipe universitaire à partir du moment où je peux les aligner en match le week-end. Pour cela, il faut une bonne entente entre le club, l’université et le joueur. Sinon, la RSEQ et le AAA ne sont pas incompatibles. On pourrait raccourcir le championnat LSEQ, ce qui éviterait de dépeupler ce championnat sur la fin. » Autre coach de PLSQ, Emmanuel Macagno ne compte qu’un seul universitaire dans son effectif, Ramdane Tafer : « Ce n’est pas plus mal comme cela, assure l’entraîneur de Blainville. Pour moi, les universitaires ne sont pas essentiels. Ces contraintes sont usantes des deux côtés. Par exemple, Ramdane traîne une blessure depuis plusieurs mois qu’il ne peut pas soigner correctement puisqu’il enchaîne les saisons. Par contre, j’aimerais bien qu’il reste avec nous à la fin de ses études car sportivement et humainement il est irréprochable. »

En section féminines, les débats sont plus clairs : « Ce serait une hérésie de concevoir un AAA sans les universitaires, clame Fabien Cottin, entraîneur de Chaudière-Ouest. Soit nous allons manquer de joueuses, soit le niveau baissera à un point tel que nous ne pourrions plus appeler cela de l’élite. » Pour le technicien, il faut que les fédérations de soccer universitaire et civil parviennent à une entente : « Le réseau civil forme les joueurs et les coachs universitaires. Les universités en profitent mais pourquoi le civil ne pourrait-il pas profiter des joueurs seniors? Il faut trouver un compromis. »

La rédaction de www.justesoccer.com

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