Les U21 des Etoiles de l’Est champions : les fruits d’une philosophie

Les U21 des Etoiles de l’Est ont remporté leur championnat en ne concédant que trois nuls. Un résultat qui ne doit rien au hasard selon le directeur technique Sandro Grande et l’entraîneur Amro Radwan.

Nassim Mekideche à la JS Kabilye, Benjamin Delisle aux Etats-Unis, Farid Sepieh avec les U19 de Dijon en compagnie de Samuel Salter, formé au club, Edouard Traoré chez les U19 de Châteauroux… La liste des joueurs ayant quitté les Etoiles de l’Est pour des formations professionnelles s’allongent de jour en jour : « Depuis mon arrivée en 2011, trente joueurs ont rejoint l’Impact de Montréal, avance fièrement Sandro Grande. On commence à voir les résultats de notre philosophie. » Le directeur technique a instauré des principes de jeu à son arrivée et ne se focalise pas sur les résultats dans un premier temps : « Tous les coachs doivent suivre notre philosophie. On veut mettre le ballon au sol et ne pas dégager pour rien. Si tu dégages le ballon à dix ans, tu vas certes gagner des matchs, mais ta progression sera plus lente. En U8, nos U10 actuels perdaient des matchs 6-0 ou 7-0. Aujourd’hui, les défenseurs trouvent des solutions de passe et les scores sont davantage compétitifs. Cela demande énormément de temps pour bâtir un joueur de soccer! »

Ancien international canadien et joueur professionnel, Sandro Grande a apporté son expérience pour permettre aux Etoiles de l’Est de grandir : « L’élite est arrivée lorsque j’ai été nommé directeur technique. Il y a plusieurs façons de développer un joueur. Est-ce que j’ai raison dans mes choix? Je ne sais pas mais je donne la direction vers le soccer que j’aime. Ayant joué en Italie pendant 8 ans, j’ai beaucoup appris dans les aspects défensifs. Le caractère des Allemands et la technique des Espagnols sont aussi des sources d’inspiration. Dès que j’ai pris ma retraite, je savais ce que je voulais mais il fallait trouver le moyen de le transmettre. Quand tu as joué professionnel, tu as vécu quelque chose de spécial. Mais j’avais besoin d’une méthode afin de mettre ma vision en application sur le terrain. »

Un club professionnel à Laval?

Façonnés dès le plus jeune âge, les jeunes du club bénéficient d’un parcours allant jusqu’en seniors AAA. Le club souhaite leur donner une autre opportunité et Sandro Grande estime que la ville de Laval en a tout à fait les moyens : « Si tu ne joues pas à l’Impact de Montréal, tu ne peux pas vivre du soccer au Québec. Si Mahrez ou NGolo Kante avaient grandi ici, ils n’auraient pas explosé au plus haut niveau. Nous n’avons pas de volet professionnel mais il faut trouver un chemin pour nos joueurs entre l’Impact de Montréal et les Etoiles de l’Est. » Si bien que la PLSQ ou la Première Ligue Canadienne pourrait bien être la solution : « Le semi-professionnel serait un pas supplémentaire mais la CPL serait d’une grande aide! » A l’heure des tractations concernant des fusions entre plusieurs clubs au Québec pour satisfaire aux standards du programme de reconnaissance des clubs, le technicien souligne le potentiel de Laval : « Le talent est éclaté entre plusieurs équipes : trois bons joueurs à Fabrose, trois autres à Monteuil, aussi aux Etoiles de l’Est… En regroupant ces talents en une équipe, cela va pousser les meilleurs à dépasser leurs limites. La population se situe entre 400 000 et 500 000 habitants. En Europe, une ville de cette dimension compte un club professionnel. Je me souviens d’un match amical avec l’Impact à Québec. On avait joué devant 15 000 personnes! Avec un bon marketing et l’arrivée de la Coupe du Monde, on pourrait rentrer dans la CPL et remplir les stades. Au Canada, plus de 35-40 villes sont de cette taille. Ce serait facile d’avoir une quinzaine de clubs professionnels dans dix ans! »

Champion U21 avec son équipe, l’entraîneur Amro Radwan estime que la qualité individuelle des joueurs a joué un rôle important : « L’intelligence tactique des joueurs, ainsi que leur technique et leur capacité à jouer ensemble, ont permis de résoudre beaucoup de problèmes. Mais il est vrai que l’on ne savait pas trop à quoi s’attendre en début de saison car le groupe est composé de U17 et U18. »

La rédaction de www.justesoccer.com

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