Longueuil prêt à se lancer seul dans la catégorie 1

Depuis l’annonce du programme de reconnaissance des clubs par l’Association canadienne, les rumeurs de fusions courent un peu partout au Québec. Sur la Rive-Sud de Montréal, Longueuil tient à clarifier les choses : une fusion pour atteindre son objectif, le niveau 1, n’est pas nécessaire pour le moment. Le directeur technique Anthony Rimasson avance ses explications.

Anthony, on parle de fusion entre Longueuil, St-Hubert ou Greenfield Park. Qu’en est-il aujourd’hui?

Il est vrai que nous avons rencontré les dirigeants de St-Hubert à leur demande. Mais une fusion ne se décide pas du jour au lendemain! Des questions financières, organisationnelles et techniques peuvent influencer le quotidien de centaines de membres. On pose la question aujourd’hui : cette fusion sera-t-elle légitime? Pour atteindre notre objectif de catégorie 1, elle pourrait peut-être nous aider, mais ce n’est pas sûr. Elle peut aussi avoir un impact négatif. Une chose est claire : on n’engagera pas nos licenciés dans une entente sans leur avis car ils sont au centre de nos préoccupations. Pour le moment, on veut calmer les rumeurs de fusion car ce n’est pas au programme. La première étape est de regarder si on répond aux critères. Après, s’il faut trouver des solutions pour palier à des manques identifiés, on analysera les options.

Vous affirmez que Longueuil peut parvenir au niveau 1 du programme fédéral. Quel est le point fort de votre club?

La planification technique. Tout ce qu’on met en place vise la formation et le développement des jeunes sans obligation de résultats. Nous sommes en santé tant sur les plans organisationnel que technique et financier. Nous sommes le seul club de la Rive-Sud à afficher un membership en hausse avec plus de 2 400 licenciés. Le club peut respecter les critères de niveau 1 seul à l’heure d’aujourd’hui.

Quels sont les domaines sur lesquels vous devez travaillez encore?

Nous avons besoin d’un guide pour rester dans les critères fédéraux et nous comptons sur la FSQ ainsi que sur l’Association canadienne pour nous aider au niveau législatif particulièrement. On sera orienté par des organismes et nous serons les garants de la politique des Fédérations auprès de nos membres.

Quelles actions avez-vous déjà entamé pour atteindre votre objectif?

Nous avons répondu à un questionnaire de la FSQ et envoyé une lettre d’intention à l’Association canadienne avant la fin août, comme prévu par le règlement, pour montrer nos intentions. Il nous manque quelques critères mais nous sommes sur la bonne voie. Pour le côté médical, par exemple, nous avons déjà organisé des réunions pour développer ce secteur. On a posé le budget et l’organisation pour atteindre le niveau 1. On est prêt à présenter notre projet lorsque la Fédération nous le demandera.

Propos recueillis par www.justesoccer.com

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