Maxime Blouin, arbitre de l’année : « Je vais continuer à me dépasser »

À travers les nominations de joueurs et entraîneurs de l’année, la Fédération de Soccer du Québec a reconnu aussi le travail des arbitres de la province. Parmi eux, Maxime Blouin a reçu le titre d’arbitre élite masculin en LSEQ dimanche lors du Gala Tapis rouge.  Rencontre avec le natif de Québec, officiel depuis maintenant 13 ans.

Maxime, pouvez-vous décrire votre saison ?

 Ce fut une excellente année pour moi. J’ai eu la chance de faire plus de 15 matchs au niveau Senior AAA, en plus d’une partie décisive du « Final Four ».  J’ai aussi eu l’opportunité d’arbitrer mes premiers matchs au centre en PLSQ.  Mes parties se sont excessivement bien déroulées, ce qui m’a donné beaucoup de confiance pour la fin de la saison et le futur.  J’ai également eu la chance d’arbitrer à la Gothia Cup pour une troisième année en Suède, une compétition internationale de haut niveau avec des académies d’équipes professionnelles.

Quel a été votre moment le plus marquant ?

La finale de la Gothia Cup.  Il n’y a rien de comparable que d’arbitrer une finale d’une compétition mondiale dans un stade professionnel devant 10 000 personnes et avec quatre de mes bons amis.

Comment avez-vous commencé à arbitrer?

Déjà à 10-11 ans, j’étais passionné par l’arbitrage. Dans la cour d’école, peu importe le sport, j’arbitrais. J’aimais jouer, mais quand on avait besoin d’un arbitre, pas besoin de vous dire que je ne me faisais pas prier très longtemps.

L’arbitrage fait l’objet de plusieurs débats au Québec.  Il en ressort souvent l’attitude néfaste des entraîneurs et des parents envers les officiels.  Vous, comment négociez-vous avec cette réalité?

Dans le passé, cela m’affectait quand même considérablement. Je revenais chez moi et j’y pensais toute la soirée.  Avais-je pris les bonnes décisions?  Aujourd’hui, j’ai appris à me faire une carapace. Nous sommes désormais habitués aux commentaires négatifs et honnêtement, on n’y porte pas trop attention.

Quelles sont vos ambitions pour l’avenir?

Lorsqu’on est dans un processus de montée dans le sport, on veut toujours atteindre le plus haut sommet.  Je vais continuer à pousser, à me dépasser, à m’entraîner pour y arriver, mais je ne mets pas les attentes très élevées.  Les Canadiens en MLS se font rares, mais ceux qui y figurent, sont très talentueux. C’est le rêve de s’y rendre c’est certain et en espérant que dans un avenir rapproché, nous ayons une ligue professionnelle au Canada qui donnerait davantage de matchs pour les arbitres canadiens.

Vos conseils pour un ou une adolescent(e) qui aimerait débuter dans l’arbitrage?

Persévérance. Je pense que l’arbitrage, c’est une école de vie.  L’arbitrage m’a donné une réelle confiance en moi et m’a donné des outils dans la vie qui me sont bénéfiques dans ma vie quotidienne et dans ma profession.  Aussi, il ne faut pas arrêter au premier obstacle. Il ne faut pas non plus faire ça que pour l’argent, parce que sans passion, on arrête vite de faire ce que l’on aime.

Propos recueillis par Gabriel Chagnon

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