« Un moment, le joueur doit faire un choix »

La défaite de Trois-Rivières 61-0 à Beauport samedi a marqué les esprits en bien ou en mal. L’entraîneur Durnick Jean a voulu dénoncer à sa manière les cadences infernales du mois de septembre en refusant de jouer à 100% la dernière rencontre du Final Four, qui était sans enjeu. Au-delà de la polémique sur ce match, trois entraîneurs nous ont expliqué leur vision de la gestion de joueurs universitaires, civils et futsal… voire des trois systèmes.

Edmond Foyé est l’entraîneur du Dynamo de Québec en PLSQ. En début de saison, il a refusé d’engager des joueurs universitaires dans son équipe : « Mon choix s’explique par deux raisons principales par rapport à ma réalité quotidienne et à mes valeurs. D’abord éthiquement, lorsque je m’engage dans une équipe, c’est pour jouer du début à la fin. Je m’engage à 100% et j’attends la même chose de mes joueurs. D’autre part, cela concerne ma gestion d’équipe. Engager un joueur universitaire en début de saison apporte un plus à l’équipe. Mais c’est plus dur pour moi de dire à un autre joueur d’attendre que le titulaire s’en aille au mois d’août pour qu’il puisse jouer. Ce renfort sera frustré de ne pas jouer et il partira dans le AAA. » Concernant le futsal, le coach a choisi de s’adapter : « Si je ne recrute ni de joueurs univerisitaires ni PLFQ, je revois à la baisse mon recrutement pour le Dynamo. Je ne suis pas pour ce championnat car certains joueurs entament la préparation en étant déjà blessés. »

Du côté de l’UQAM, le début de la saison universitaire coïncide aussi avec les demandes de clubs civils de relâcher certains joueurs pour les échéances telles qu’un Final Four : « C’est difficile de dire ‘oui’ à un joueur et pas à un autre. Le camp de préparation se déroule sur un temps très court et il me faut tout le monde, explique Christophe Dutarte, entraîneur de l’UQAM. Le problème est dans l’harmonisation des calendriers. De plus, le futsal vient compliquer la donne. Il serait temps que des règlements soient établis pour que les joueurs ne multiplient pas les compétitions. »

Entre la PLSQ, le AAA, la PLFQ et l’universitaire, certains joueurs accumulent les compétitions pour jouer toute l’année. Les mêmes joueurs sont sollicités continuellement par les équipes. A-t-on seulement quelques dizaines de bons joueurs et bonnes joueuses dans la province? « Un moment, le joueur doit faire un choix, suggère Kyt Selaidopoulos, le sélectionneur de Canada futsal. Il doit s’orienter vers le soccer civil, l’universitaire ou le futsal et s’y tenir. Ainsi, tous les conflits seront réglés. Mais tant que le système le permet, les joueurs se disperseront. »

La rédaction de www.justesoccer.com

Autres articles intéressant

Collégial national : Les Indiens d’Ahuntsic remportent l’Argent
Racisme : L’encadrement de Milanello puni pour l’hiver
Racisme : Panellinios U15 porte plainte contre le représentant de Terre-Neuve au Championnat canadien