Charles-Andreas Brym : « Je pense pouvoir avoir ma chance »

Charles-Andreas Brym a signé un contrat professionnel de 3 ans et demi avec le club de Lille (France) en décembre dernier. Le Jonquiérois reprendra le chemin de l’entraînement dans une vingtaine de jours avec pas mal d’ambitions…

Les débuts : « J’ai fait toutes mes classes au Saguenay. Je suis parti un an à Québec durant ma cinquième année avant de revenir sur ma terre d’origine. C’est là que l’Impact de Montréal m’a repéré. »

Académie de l’Impact de Montréal : « J’y suis entré à 13 ans. Je figurais parmi les bons joueurs de l’équipe mais je n’étais pas forcément le meilleur. Il y avait beaucoup de talents! Après deux ans, mes entraîneurs me proposaient une troisième saison mais j’ai décidé de rejoindre mes grands-parents en Corse car je possède des racines françaises. Partir une année loin de mes parents fut le plus gros sacrifice que j’ai réalisé pour devenir professionnel. J’avais 15 ans et j’ai rejoint le club du Gazélec d’Ajaccio après un essai. »

L’adolescence : « Avec le Gazélec, nous sommes montés en Nationaux U17! Je jouais ailier et sentais que le niveau et la manière de jouer étaient différents du Canada. De plus, j’ai eu un retard de croissance, j’affrontais des joueurs beaucoup plus costauds que moi. Alors je me suis adapté et je faisais valoir ma vitesse, ma vivacité et ma technique. À 16 ans, je suis parti à Mouscron (Belgique) avec mon père car le club proposait un sport-études. »

La Belgique : « J’ai intégré l’équipe U19 de Mouscron mais cela a pris un peu de temps pour des raisons administratives car je ne suis pas Belge. Je n’avais pas assez de temps de jeu à mon goût après une saison et demie. L’entraîneur m’a proposé de rester mais lorsque je lui demandais quel était le projet me concernant, il n’a pas été en mesure de me convaincre. Je suis donc partie à Zulte-Waregem. Après un mois avec les U19, je me suis entraîné avec l’équipe réserve puis les pros. Je suis même parti en stage en Espagne avec l’équipe première mais je sentais que le coach ne comptait pas sur moi. »

Le professionnalisme : « La cellule de recrutement du LOSC me suivait depuis un moment. En décembre, j’ai signé un contrat de trois ans et demi. C’est un début. Maintenant que je suis professionnel, je dois davantage prouver au quotidien. L’intégration n’a pas été un problème car ce n’est pas la première fois que je découvre une équipe et j’ai aussi rejoint Zohran Bassong. Tous les deux, nous avions joué ensemble à Longueuil lorsque nous n’avions pas encore l’âge de pouvoir jouer des matchs avec l’Académie de l’Impact. Il m’a aidé au début. »

L’avenir : « J’effectue la reprise en juillet avec les professionnels. La saison dernière, je suis déjà rentré en cours de jeu en réserve. Si je fais une bonne préparation, avec du temps de jeu lors des matchs de préparation et pas de blessure, je pense pouvoir avoir ma chance. »

Team Canada : « Pour le moment, je n’ai pas eu de nouvelles. »

Propos recueillis par www.justesoccer.com

Autres articles intéressant

Les joueuses de l’UQAM s’offrent de l’espoir pour les séries
Longueuil : « La chose la plus ignoble que j’ai vécue sur un terrain »
Futsal : le FC Sparte fait preuve de caractère face au Sporting de Montréal