Pourquoi le soccer allemand n’a pas besoin de capitaux étrangers?

Alors que plusieurs puissances étrangères prennent le contrôle des principaux clubs européens, le soccer allemand est quasiment épargné par ce phénomène. Les équipes de Bundesliga gardent le contrôle des comptes qui sont, pour la très grande majorité, au vert. Pourquoi?

  • Une formation valorisée : Les Allemands ont été traumatisés par la défaite face à la Croatie (4-0) lors du quart de finale de la Coupe du Monde 1998. En cause, le manque de joueurs à disposition. Berti Vogts a évolué avec Thomas Hassler (32 ans), Jürgen Klinsmann (34 ans), Jurgen Kohler (33 ans) et Lothar Matthaüs (37 ans). Si cette génération dorée à remporter la Coupe du Monde en 1990, le poids des ans est devenu un fardeau. Si bien que les clubs ont décidé d’investir 700 millions d’euros dans la formation. Pour convaincre les clubs de l’élite, les centres de formation sont devenus obligatoires pour évoluer en Division 1 ou 2.
  • Des richesses partagées : Alors que dans plusieurs championnats, les droits TV sont divisés selon l’importance médiatique ou sportive des clubs, la Bundesliga a décidé de mutualiser. La même chose pour tout le monde! Ainsi, les clubs les plus faibles possèdent tout de même une manne financière pour vivre sans être dans le rouge.
  • Un naming fructueux : Depuis la Coupe du Monde 2006, plusieurs clubs allemands possèdent des stades imposants. Rapidement, la culture du naming s’est installée grâce à un lien régional entre la firme et le club. Des entreprises paient jusqu’à plus de 5 millions d’euros par an pour que leur nom soit associé au stade. En tout, 41 millions d’euros ont été investis dans ce domaine durant la saison 2014-2015.
  • Une Bundesliga attirante : Même s’il ne regroupe pas forcément les noms les plus prestigieux, le championnat allemand est spectaculaire! Cette culture de l’offensive est due aux entraîneurs tels que Thomas Schaaf (Werder Brême), Jürgen Klinsmann (Bayern) ou encore Jürgen Klopp (Borussia). L’image d’un football spectaculaire attire les foules et désormais les affluences moyennes tournent aux environs de 50 000 spectateurs par match. Forcément, les sponsors sont disposés à payer davantage.

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