Coupe du Monde 2018 : l’assistance vidéo divise encore

L’assistance vidéo fait actuellement sa première apparition en Coupe du Monde. Si le pourcentage d’erreurs arbitrales a nettement diminué, beaucoup d’équipes la critiquent après la phase de poules.

La polémique a éclaté hier. Lors de Colombie – Sénégal, Sadio Mané entre dans la surface sud-américaine et s’écroule suite à un tacle de Davinson Sanchez. L’arbitre M. Mazic accorde dans un premier temps et sans hésiter un penalty mais change d’avis après avoir visionné le ralenti. Les images montrent que le défenseur avait bien touché le ballon mais dans le même temps embarque carrément la jambe de l’attaquant. Le directeur de jeu décide d’annuler la faute. « Une décision anti-africaine », « un scandale » juge l’entourage sénégalais. « L’assistance vidéo n’a pas dénaturé le jeu mais a amené encore plus d’émotions », assure El Espectador, journal colombien.

Outre la réduction du nombre d’erreurs, l’un des gros points positifs est la crédibilité accordée à la vidéo par les joueurs. Ces derniers contestent moins les décisions de l’arbitre sur le terrain, à l’image de l’attaquant sénégalais M’Baye Niang qui commentait à la fin du match : « Si l’arbitre juge qu’il n’y avait pas penalty après avoir consulté la vidéo, c’est qu’il n’y avait pas penalty. De toute façon, on n’est pas éliminé à cause de cela. » Dans l’ensemble plébiscitée, l’assistance vidéo est ouvertement critiquée par plusieurs équipes comme le Maroc : « Elle n’a servi que pour les grandes équipes », s’insurge l’international Younès Belhanda à la radio RMC. Les Lions de l’Atlas réclament une faute flagrante de Pepe permettant à Cristiano Ronaldo de marquer l’unique but du match et une erreur de côté sur le corner espagnol menant à l’égalisation en fin de match. Ce qui nous amène à une question qui mérite d’être soulevée : « Quand utiliser l’assistance vidéo pour éviter l’injustice? » Le joueur marocain de Galatasaray poursuit : « Tout le monde le sait, tout le monde l’a vu. Quand ça a été pour prendre une décision pour le Portugal ou pour l’Espagne, on a fait appel à la vidéo. Alors que nous quand on a demandé à regarder l’action au moins, l’arbitre nous disait qu’il était en communication. Mais il n’était en communication avec personne. Personne ne lui a dit de vérifier. »

Une chose est sure : assistance vidéo ou pas, le travail de l’arbitre ne sera pas facilité dans des situations litigieuses.

Crédit Photo : RTL info

La rédaction de www.justesoccer.com

 

Autres articles intéressant

AAA : Le dernier quart d’heure sauve Mont-Royal Outremont de la menace Boucherville
PLSQ : Réduit à dix, St-Hubert fait la différence contre Fabrose
PLSQ : Prêts pour le choc entre Blainville et Mont-Royal Outremont