Coupe du Monde 2026 : l’Amérique du Nord est l’option la plus crédible

Aujourd’hui, les fédérations canadienne, américaine et mexicaine annoncent leur candidature pour accueillir la Coupe du Monde 2026. Les différents acteurs du processus sont enthousiastes, et pour cause, l’Amérique du Nord semble le favori désigné pour l’organisation de cet événement. Montréal pourrait faire partie de la fête.

Comment accueillir 48 équipes et leurs supporteurs en l’espace d’un mois? Où trouver les stades? Où loger ce monde? La candidature de l’Amérique du Nord semble avoir la solution à toutes ces contraintes. Le Canada, les États-Unis et le Mexique souhaitent travailler ensemble pour organiser l’événement planétaire le plus diffusé au monde avec les Jeux olympiques. Victor Montigliani, le président de la fédération Concacaf, est enthousiaste à ce sujet : « Les discussions sont en cours, ajoute le dirigeant canadien au Guardian. Nous n’avons eu que des remarques positives à ce sujet. »

Toutes les raisons abondent dans le sens des dirigeants nord-américains. D’abord, la FIFA a déclaré en octobre dernier que l’organisateur de la Coupe du Monde 2026 ne sera pas européen. Une décision logique puisque la Russie l’organisera en 2018. Ensuite, l’exemple du Brésil, avec des infrastructures largement imparfaites lors de la Coupe du Monde 2014 et des Jeux de Rio 2016 puis celui du Qatar, avec un climat non approprié en été et des polémiques incessantes concernant les législations du travail pour l’édition 2022, poussent la FIFA à trouver un candidat ayant déjà fait ses preuves avec des installations déjà prêtes ou pour le moins bien avancées. Après les scandales de corruption, le patron du soccer mondial évitera des polémiques supplémentaires. Autre point, la Chine, qui s’est découvert une passion pour le soccer et riche de moyens illimités, a affirmé qu’elle souhaitait organiser (et remporter) la Coupe du Monde 2030. Seul le Maroc est pour l’instant l’autre candidat virtuel. Enfin, le Mexique (1970 et 1986) et les États-Unis (1994) ont déjà organisé l’épreuve avec succès. Le Canada en a fait de même avec la Coupe du Monde féminine 2015.

Seule ombre au tableau pour le moment : le décret anti-immigration Trump. Aujourd’hui suspendue, la loi du Président américain pourrait être appliquée d’ici là, ce qui poserait un énorme point d’interrogation concernant les relations entre le Mexique et les États-Unis ainsi que la venue des équipes et fans visés par cet arrêté. La FIFA prendra sa décision en 2020. D’ici là, de l’eau aura coulé sous les ponts.

La rédaction de www.justesoccer.com

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