Le Maroc, une option sérieuse pour l’organisation de la Coupe du Monde 2026

Si le ticket Canada – États-Unis – Mexique est le grand favori pour l’organisation de la Coupe du Monde 2026, le Maroc n’est pas à négliger. Le pays du Maghreb a des arguments solides… et des soutiens qui affluent!

La candidature du continent américain est clairement la plus évidente pour accueillir la Coupe du Monde 2026. L’accueil de 48 équipes pourra se faire à travers les trois pays sans problème puisque le Canada, les États-Unis et le Mexique ont déjà leurs stades construits. Il ne reste plus qu’à les conformer aux normes FIFA. Dans ce dossier, on stipule que 80 matchs seront joués à guichets fermés, générant un revenu de 2,1 milliards de dollars! Face à de tels arguments, le Maroc, qui prévoit 785 millions de dollars de revenus, fait pâle figure. Le pays africain doit aussi refaire un parc de stades et de terrains d’entraînement dont le coût est estimé à près de 16 milliards de dollars! « Notre enveloppe budgétaire entre dans la capacité du Maroc et nous nous engageons à honorer le cahier des charges demandé par la FIFA », assure Rachid Talbi Alami, ministre de la Jeunesse et des Sports.

D’ailleurs, la FIFA a changé les critères des candidatures le 14 mars dernier, soit 24 heures avant la date limite de l’officialisation des candidatures : « Nous nous opposons fermement à ce que le « scoring system » soit maintenu en l’état (…) et considérons que toute action en ce sens serait inéquitable », affirme le président de la Fédération marocaine Fouzi Lekjaa dans un courrier adressé au président de la FIFA Gianni Infantino en début de semaine. En cause, l’introduction de la notion « d’une taille minimale pour les villes hôtes », « d’un risque de durabilité pour les stades » afin d’éviter des stades fantômes une fois la compétition terminée, et « une distance maximale entre un aéroport et la ville-hôte. » Des tensions qui servent forcément les intérêts nord-américains.

Mais le Maroc a d’autres arguments qui pourraient faire pencher la balance en sa faveur. D’abord, le système de vote comptabilise pour la première fois les 211 fédérations. Déjà, l’Afrique entière devrait se ranger derrière son ambassadeur. Des stars comme Samuel Eto’o et Didier Drogba sont prêts à pousser la candidature de leur pays presque voisin. Les Européens, à l’image de la France qui a officialisé son soutien cette semaine, pourraient en faire de même pour la majorité. « Je ne me vois pas ne pas soutenir un pays proche de nous, explique Noël Le Graet, président de la Fédération française, dans le journal L’Équipe. L’Afrique n’a eu qu’une Coupe du monde dans son histoire, ce n’est pas beaucoup. Le Maroc est prêt, même s’il n’a pas les mêmes moyens que ses adversaires. La France n’a qu’une voix mais elle donnera peut-être un élan à l’Europe pour choisir le Maroc. » Ajoutant à cela, l’absence de décalage horaire entre les équipes et surtout des statistiques rassurantes concernant la sécurité (3 homicides par 100 000 habitants contre 18,7 au Mexique et 5,3 aux États-Unis). Enfin, l’alternance informelle des organisations pousserait la FIFA à favoriser un candidat africain puisque les derniers candidats sont le Brésil, la Russie et le Qatar. La Chine, elle, est la grandissime favorite pour 2030.

La FIFA commencera les visites dans moins de deux semaines et validera les candidatures le 10 juin. L’élection du pays hôte aura lieu le 13 juin, la veille de la Coupe du Monde en Russie.

La rédaction de www.justesoccer.com

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