Joey Saputo : « Remporter la Coupe MLS avec l’Impact de Montréal ! »

C’est avec confiance et certitudes que Joey Saputo et le directeur technique Adam Braz ont mené la conférence de presse de fin de saison. Finaliste d’Association, le patron de l’Impact de Montréal est satisfait de la saison 2016 et a délivré ses ambitions pour 2017… et plus tard. Tour d’horizon.

La structure – Avec le Stade olympique, l’Académie et le centre Nutrilait, l’Impact de Montréal est bien pourvu en terme d’installations : « Nous voulons proposer le plus haut niveau aux Montréalais, explique Joey Saputo. C’est le résultat d’un investissement de 100 millions de dollars en 5 ans. Nous tenons à répandre la culture soccer dans la province. La tendance est positive et nous voulons solidifier cette croissance avec une augmentation du nombre d’abonnés, des appuis corporatifs, de notre visibilité dans les médias et d’une amélioration de l’expérience client. »

La disparition du FC Montréal – On le sait officiellement depuis jeudi, le FC Montréal ferme ses portes. L’Impact de Montréal envoie désormais ses jeunes compléter leur formation au Fury d’Ottawa, qui évoluera en USL la saison prochaine : « Je vois beaucoup de positif dans cette décision, poursuit le propriétaire du club. Beaucoup de joueurs du FC Montréal n’avaient pas d’avenir en MLS. On a choisi de cibler moins de joueurs mais plus prometteurs. Les U18 vont se développer dans un milieu professionnel et devront se battre pour avoir du temps de jeu. En terme de finance, nous utilisons le même montant qu’avec le FC Montréal mais en maximisant l’investissement. On veut aussi élargir notre bassin de recrutement tout en détectant les talents encore plus jeunes. Nous entretenons de bonnes relations avec le staff du Fury. »

L’équipe MLS – « Nous avons tous les ingrédients pour remporter la Coupe MLS! » Joey Saputo est satisfait du parcours en séries de l’Impact et souhaite améliorer l’image du club à travers sa vitrine, l’équipe première : « La réussite commence sur le terrain. Nous allons tout faire pour proposer aux Montréalais une équipe qui leur ressemble : francophone, multiculturelle, compétitive et convaincante. » Pour cela, Adam Braz compte sur Mauro Biello : « Il a réalisé un très bon travail dans la préparation tactique et dans l’observation de l’adversaire. Il a aussi bien géré les personnalités dans le vestiaire et pourra continuer à améliorer l’équipe. En 2017, on vise l’une des quatre premières places de la saison régulière. » Concernant le cas Didier Drogba, auteur d’une bonne demi-saison puis plus discret par la suite, le propriétaire est clair : « Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas! Il a apporté son attitude de vainqueur, son exigence et son talent. »

Dzemaili, c’est fait! – L’Impact de Montréal a officialisé la venue de Blerim Dzemaili : « Nous avons un contrat avec lui sur plusieurs années, assure Joey Saputo. Il sera notre joueur désigné. » L’international suisse occupera l’une des places au milieu de terrain, sur une aile ou au centre : « Il va amener beaucoup dans le vestiaire, assure Adam Braz. De plus, il marque beaucoup de buts et possède une capacité à tirer de loin. » Le joueur de 30 ans est lié au Bleu-Blanc-Noir pour deux ans et demie.

Les négociations – La fin de saison en boulet de Mancosu donne forcément envie à Joey Saputo de conserver l’attaquant italien en prêt à Montréal jusqu’en juin : « Le joueur veut rester et nous voulons le conserver. On négocie et on espère bientôt trouver une entente. » L’Impact a aussi entamé la prolongation d’une saison avec Patrice Bernier et Dominic Oduro.

Les transferts – Victime de l’arrivée de Blerim Dzemaili, Kyle Bekker quitte la franchise québécoise. Lucas Ontivero, de son côté, a été jugé « pas assez performant » et ne sera donc pas conservé. Rayon arrivées, l’Impact de Montréal est resté discret : « On ne veut pas montrer nos cartes à nos concurrents », sourit Adam Braz. « On ne recrutera pas forcément sur le nom, rappelle Joey Saputo. Nous allons dépenser intelligemment et donner la priorité à des profils particuliers mais on veut aussi des internationaux. » Les réussites de Mancosu et de Piatti permettent à l’Impact d’avoir une vitrine sur le Calcio, la Série B et le championnat argentin : « C’est sûr qu’en Italie, on nous connait davantage, sourit le président du club. Cela nous donne une certaine crédibilité et c’est un bonheur d’avoir un rapport privilégié avec un club en Europe (le FC Bologne, NDLR). D’un autre côté, on peut y envoyer nos jeunes se former comme le jeune Ballou Jean-Yves Tabla. Tout le monde est gagnant ».

La rédaction de www.justesoccer.com

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