Patrice Bernier : « Si je peux aider à réduire le fossé entre l’Impact de Montréal et la PLSQ… »

Patrice Bernier a été intronisé dans le Temple de la Renommée du soccer québécois samedi soir. Le nouveau retraité des terrains se lance dans une nouvelle carrière de coach. Rencontre.

Patrice, qu’avez-vous ressenti lors de votre intronisation?

C’est très gratifiant! Entrer dans le patrimoine du soccer québécois est une sacrée marque de reconnaissance. Cela finit bien mon année. J’espère que d’autres suivront. J’ai joué au soccer pour laisser une trace, je suis rentré dans un cercle restreint et je réalise que je suis allé encore plus loin que je ne le pensais.

Pensez-vous pouvoir être un exemple pour les jeunes?

L’important est de montrer aux jeunes que si tu travailles fort, tu provoqueras une suite. Les sacrifices finissent par être reconnus et ensuite viennent les éloges. Je sais déjà que les jeunes sont motivés par ma carrière. J’espère qu’ils pourront à leur tour devenir professionnel et laisser une trace à leur tour.

Quel sentiment vous procure de rejoindre votre père au Temple de la Renommée?

Quand j’était petit, j’étais le fils de Jean Bernier. Aujourd’hui, c’est lui qui est le père de Patrice Bernier. Mon père s’est beaucoup investi dans le soccer pour le faire progresser à une époque durant laquelle on n’en parlait pas beaucoup. On cherchait des terrains pour jouer et c’était parfois ceux du base-ball. J’ai le souvenir de voir mon père toujours partir de la maison pour passer des heures dans des meeting pour faire avancer le soccer. Il m’a aussi accompagné au soccer et au hockey quand j’étais petit. Tout ce qu’il a fait m’a permis d’avoir une carrière. Rejoindre mon père au Temple de la Renommée est très spécial. Lui et ma mère m’ont tout donné.

Avez-vous eu le temps de prendre du recul sur votre saison qui s’est arrêtée le 22 octobre?

À vrai dire, non. Cela fait un mois que je suis actif. Mon intronisation était le dernier événement avant que je parte en vacances. C’est comme si le 22 octobre était passé à une vitesse incroyable. Je vais pouvoir réaliser désormais ce qu’il s’est passé avant d’attaquer mon prochain défi avec l’Impact de Montréal.

Quel sera votre nouveau rôle?

Je me lance dans le coaching. Je suis anxieux et curieux car j’ai toujours passé du temps sur ce que je connaissais. Être coach, c’est autre chose. J’ai parlé avec Philippe Eullafroy, le directeur de l’Académie de l’Impact, de psychologie et de développement des joueurs. Durant les premiers mois, je vais voir toutes les équipes et voir quels sont les besoins car chaque âge a ses spécificités. Mais pourrai-je avoir une aussi belle carrière dans le coaching? Pourrai-je instaurer mes idées dans une équipe pour qu’elle soit à mon image?

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent devenir professionnel?

Il faut croire en soi et beaucoup travailler. Les gens voient le résultat à la télévision mais chaque joueur a énormément travaillé pour arriver si haut. Il faut croire en ses capacités car il y aura toujours quelqu’un d’autre qui aura travailler dur aussi. La persévérance débouchera à un contrat professionnel qui, lui-même, amènera une carrière.

Vous vous êtes aussi investi socialement. Quelle est votre plus grande fierté?

Les jeunes peuvent me voir comme un symbole. Je ne suis pas fan de l’idolâtrie mais je me considère comme une source d’inspiration pour qu’on puisse atteindre un rêve et le surpasser. Je suis présent dans les communautés pour montrer qu’il y a des obstacles.

Verra-t-on d’autres actions comme le match des Étoiles Patrice Bernier pour la Maison d’Haïti?

C’était la première édition l’hiver dernier. J’espère qu’il y en aura d’autres. Je suis en retrait sur le terrain mais la personnalité est toujours là.

Des clubs de PLSQ s’intéressent à vous. Seriez-vous prêt à les aider à progresser?

Je suis présentement en poste à l’Académie mais si on veut me consulter, je suis disponible. Si je peux aider à réduire le fossé entre l’Impact de Montréal et la PLSQ, je le ferais volontiers. Des joueurs comme N’Golo Kante ont eu un parcours particulier pour arriver au plus haut niveau. Ils sont passés par des ligues inférieures pour arriver professionnel. Alors si certains peuvent parvenir à l’élite de cette manière…

Propos recueillis par www.justesoccer.com

Autres articles intéressant

Les jeunes de Fabrose en quête d’expérience
Vingt joueurs de PLFQ bientôt convoqués par Team Canada Futsal
PLFQ : Les Underdogs affichent la couleur