Simon Gatti (recruteur en chef de l’Académie de l’Impact) : « On prête attention à l’attitude des joueurs »

Simon Gatti est le recruteur en chef de l’Académie de l’Impact de Montréal. Il a profité du tournoi qualificatif U14AA du club, remporté par le CS St-Laurent, pour superviser les joueurs de la génération 2004 durant cette fin de semaine au centre Nutrilait. Il nous livre sa réflexion lors de ses détections.

Simon, quel profil de joueurs recherchez-vous pour l’Académie de l’Impact?

On prête attention à l’attitude des joueurs. On insiste sur leur comportement lors des transitions offensives et défensives. À niveau technique égal, on préférera celui qui a plus de volume dans le jeu.

Le processus de sélection pour le tournoi U14AA (premiers inscrits, premiers servis, NDLR) ne vous empêche-t-il pas de voir les meilleurs?

On ne scoute pas qu’ici! Notre équipe de recruteurs va dans les festivals, matchs ou tournois. Je connais très bien cette génération 2004 et un événement comme le tournoi U14AA de l’Impact est l’idéal pour moi. Les seize équipes présentes proposent de voir beaucoup de bons joueurs en trois jours. D’ailleurs, j’ai vu des garçons intéressants durant cette fin de semaine.

Des équipes comme Rimouski ou Victoriaville ont fait des kilomètres pour venir. Cela vous permet-il d’avoir un rayonnement sur le Québec?

C’est assez délicat. Quand je prends un jeune de l’extérieur de Montréal, je l’éloigne de sa famille. Statistiquement, un jeune a très peu de chances voire aucune de devenir professionnel s’il grandit loin de sa famille. Nous ne voulons pas perturber son adolescence. Si je sélectionne un de ces joueurs, cela signifie qu’il est très bon!

Néanmoins, ces jeunes ont davantage l’habitude de jouer des matchs en un temps restreint comme les équipes de l’Académie…

Oui, il peut nous arriver de jouer deux matchs en deux jours en Development Academy. Cela fait partie de la formation. Le jeune doit apprendre à manger équilibré, gérer ses devoirs scolaires et toute la préparation invisible.

Lorsque vous souhaitez recruter un jeune, comment cela se passe-t-il?

D’abord, je le supervise cinq fois minimum. Parfois, je préviens de ma présence ou alors je viens par surprise. Je veux voir ce que le jeune peut démontrer en terme de constance. Ensuite, je discute avec le directeur technique de son club, son entraîneur et ses parents. Il faut aussi prendre en compte ce que veut le joueur, quelle est son ambition… Je dois comprendre son contexte personnel pour visualiser s’il pourra vivre dans un environnement professionnel dans 4-6 ans.

Propos recueillis par www.justesoccer.com

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