La fédération américaine de soccer nage en eaux troubles

Résultats en baisse, accusations de conflits d’intérêts et frondes sociales, les polémiques enflent autour du Conseil d’administration de la fédération américaine. Candidate à la présidence de Soccer US, Hope Solo souhaite donner une nouvelle direction au soccer aux États-Unis.

La défaite de l’équipe masculine américaine sur la pelouse de Trinité-et-Tobago lors des qualifications cet automne a été le traumatisme de trop. Privés de Coupe du Monde 2018, les États-Unis se remettent en question à l’heure de choisir leur nouveau président de la Fédération, samedi. Du développement des jeunes à la capacité de diriger de Soccer US, plusieurs thèmes suscitent des débats houleux lors de la campagne électorale. Sunil Gulati, en poste depuis douze ans, a décidé de ne pas se représenter. Hope Solo fait partie des huit candidats en lice. La gardienne internationale souhaite changer plusieurs choses.

Tout d’abord, la relation entre SUM et Soccer US pose problème. SUM est une entreprise marketing et de médias, partenaire majeur de la MLS. Or, les membres du conseil d’administration sont aussi propriétaires de la première division américaine. Don Garber, PDG de la MLS, a annoncé que SUM aura versé 300 millions de dollars à la Fédération de 2002 à 2022. Hope Solo, qui milite pour une parité salariale entre les équipes nationales masculine et féminine, fait partie d’un collectif qui a déposé une plainte pour discrimination salariale : « Je n’ai pas vu un sou de l’utilisation de mon image dans une vidéo promotionnelle. J’ai alors posé des questions et on m’a dit de me taire. » Cet épisode a ainsi éveillé les soupçons sur d’éventuels conflits d’intérêts. Ils sont ainsi liés à une autre plainte de l’ancienne internationale, concernant le but recherché par Soccer US : « Le développement de jeunes joueurs talentueux passe après la recherche du profit. Les programmes sont réservés aux riches qui peuvent payer ces pratiques. L’argent a déconnecté le plus haut niveau de sa base. »

De son côté, la NASL a aussi attaqué Soccer Us en justice. Cette plainte concerne 14 des 15 membres du Conseil d’administration et le secrétaire Général Dan Flynn. La NASL estime que la Fédération a refusé de lui octroyer le statut de deuxième division pour des raisons purement financières. Elle réclame désormais un dédommagement de 100 millions de dollars. En août 2017, le Miami FC, champion de NASL, et le Kingston Stockade, champion de NPSL, ont aussi traîné la Fédération devant la justice pour réclamer le système de promotion et relégation dans toutes les divisions américaines. Alors, qui fera le ménage?

Les huit candidats sont : Paul Caligiuri (ancien international), Kathy Carter (présidente de SUM), Carlos Cordeiro (vice-président soccer US), Steve Gans (avocat), Kyle Martino (formateur), Hope Solo, Eric Wynalda (ancien international) et Michael Winograd (avocat).

La rédaction de www.justesoccer.com

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