Rémi Garde (Impact de Montréal) : « Nous recherchons un attaquant »

Après avoir chuté aux portes des séries, l’Impact de Montréal tenait sa conférence de presse de fin de saison cet après-midi. L’entraîneur Rémi Garde a dévoilé une partie de ses attentes et plans pour 2019.

Monsieur Garde, comment s’est passée vos débuts à la tête de l’Impact?

J’ai eu beaucoup de surprises. Pas parce que c’est la MLS mais plutôt par le fait que les joueurs et l’environnement sont nouveaux. J’ai lu de part et d’autre que peut-être j’ai sous-estimé la division. Je veux tordre le cou à cette rumeur. Cela ne correspond pas à ma personnalité.

Quel a été le plus grand chantier en début de saison?

J’ai bénéficié de toutes les cartes en mains pour réaliser le recrutement. Aujourd’hui, le chantier est moins important mais il a fallu digérer les 30% de départs de l’effectif, ce qui représente une dizaine de joueurs. On en a payé le prix en début de saison.

Vous avez demandé à des joueurs européens de venir renforcer l’équipe. Doit-on s’attendre à des renforts supplémentaires du Vieux Continent la saison prochaine?

J’espère convaincre d’autres joueurs effectivement. Ceux qui ont joué cette saison ont apprécié la ville et son atmosphère. Le bouche à oreille entre joueurs est un argument important.

Vous avez souhaité rajeunir la défense en cédant Laurant Ciman mais d’un autre côté, vous avez recruté Rod Fanni et Bakary Sagna. Pourquoi?

Laurent Ciman parti, la défense a déploré plusieurs blessés donc je n’ai pas toujours tenu la feuille de route. Mais ce que j’ai vu à l’entraînement et lors des matchs de la part de Rod Fanni et Bakary Sagna m’a convaincu et je souhaite les garder pour la saison prochaine. Ce sont des joueurs qui en ont encore sous la semelle. Grâce à leur hygiène et leur mode de vie, j’ai pu constater que ce sont de vrais professionnels.

Comptez-vous intégrer des jeunes dans l’effectif professionnel?

Le fait qu’il n’y ait pas d’équipe réserve n’est pas le plus pratique pour moi. Après les U19, la solution s’appelle Ottawa et le coach ontarien a des obligations autres que de faire la post-formation des jeunes de l’Impact. Je fais en fonction de ce dont je dispose. J’ai déjà intégré des jeunes à l’entraînement avec moi mais le fait de ne pas jouer régulièrement des matchs à 19 ans est assez terrible car c’est à cet âge-là que beaucoup de choses se structurent. Encore une fois, ce n’est pas l’idéal mais il y a moyen de bien travailler. Les jeunes me donnent de l’espoir concernant leur attitude.

Anthony Jackson-Hamel a déclaré cette semaine que les jeunes ont de la difficulté à s’imposer dans l’effectif professionnel de l’Impact. Qu’en pensez-vous?

A mon arrivée, j’avais une idée de la manière de lancer ma préparation. Mais j’ai dû m’adapter au groupe de joueurs en diminuant des standards que l’on trouve en Europe. Anthony Jackson-Hamel fait partie des joueurs qui ont le plus souffert et s’est blessé à deux reprises. J’ai constaté qu’ils voulaient recevoir avant de donner. J’ai essayé sans succès de lui donner sa chance pendant longtemps. Mais ce constat n’est pas valable que pour lui. Je n’ai rien contre les joueurs québécois, mais je n’ai pas franchi l’Atlantique pour répondre aux attentes des joueurs.

Quel est donc son avenir?

Il est encore sous contrat avec le club. On espère trouver la meilleure solution mais s’il casse la baraque en 2019, je n’ai pas cette fierté qui l’empêcherait de jouer. Au contraire.

Recherchez-vous un attaquant?

Oui, c’est une priorité. Nous recherchons un attaquant efficace, généreux dans l’effort, prêt à défendre et doté d’une bonne première touche de balle. J’ai demandé ces critères de travail collectif à Gomis, Lisandro Lopez et Lacazette, cela ne les a pas empêchés de marquer régulièrement.

Que se passe-t-il au niveau des gardiens?

Evan Bush est le numéro un. On négocie actuellement avec son agent car on souhaite démarrer la saison avec lui. Maxime Crépeau a apprécié son expérience à Ottawa et veut continuer d’être numéro un. Donc nous allons trouver une solution.

Quels joueurs ne seront pas reconduits?

Nous allons nous séparer de Kyle Fisher, Michael Salazar et de Louis Béland-Goyette.

Qu’avez-vous tiré comme constat concernant votre première année de MLS?

Le plus gros challenge est de s’adapter à l’adversaire. Cela change toutes les fins de semaines. On peut tomber sur une équipe à influence française, allemande ou belge.

Quels sont les prochains axes de progression?

Il faut être capable de contrôler le ballon davantage dans le camp adverse. D’un autre côté, l’équipe est plus disciplinée, plus rigoureuse. L’objectif sera d’être plus dangereux en restant structuré. Si on peut être un peu plus haut sur le terrain, ce serait intéressant.

Qu’en est-il de la reprise?

La préparation débutera en janvier avec un groupe d’une vingtaine de joueurs dans un effectif cohérent et homogène. Après avoir bataillé cette saison, cette fois je pars d’une feuille un peu moins blanche. Les joueurs ont pris davantage de plaisir lors de la deuxième partie de saison. Ils apprécient le fait de vivre ensemble.

Propos recueillis par www.justesoccer.com

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