Abraham François : « J’ai tout gagné au Québec »

Avec la retraite d’Abraham François, la PLSQ perd l’un de ses joueurs les plus emblématiques. Ancien joueur de l’Impact, l’ancien défenseur central de Mont-Royal-Outremont, 40 ans, revient sur sa carrière.

Abraham, comment avez-vous commencé le soccer?

J’ai signé ma première licence à Rivière-des-Prairies, j’avais 7 ans. C’est mon père qui m’a un peu poussé. C’était un bon joueur à Haïti alors cela m’a motivé.

Comment a démarré votre carrière professionnelle?

J’avais environ 20 ans. Je participais aux Jeux du Canada 1997 avec le Québec et nous avons gagné la compétition. Ensuite, j’ai été sélectionné pour représenter le pays aux Jeux de la Francophonie à Madagascar. On a remporté le trophée! Cela me faisait sourire car partout où j’allais, je gagnais. C’est à ce moment-là que Saint-Louis m’a fait signer pour jouer une saison en soccer intérieur. Ensuite, l’Impact de Montréal m’a recruté pour les saisons intérieure et extérieure.

Quel est votre plus grand souvenir avec l’Impact de Montréal?

Notre victoire en championnat en 2004! Mais je n’avais pas participé totalement à l’épopée car je m’étais blessé aux ligaments croisés du genou. Je me souviens aussi d’un match amical contre la Reggina, une équipe de Série A italienne. La qualité technique et le sens tactique de ces joueurs étaient tellement supérieurs aux nôtres! On avait perdu 2-1 mais j’étais content de mes 45 minutes de jeu.

Ensuite, vous rejoignez la PLSQ. Quel est votre sentiment sur ce championnat?

Plusieurs joueurs sont talentueux, c’est indéniable. Le volume de jeu est aussi très intéressant. Malgré tout, il reste un retard tactique. Me concernant, c’était un véritable challenge de pouvoir rivaliser avec des joueurs de 20 ans. Ils courraient plus vite que moi mais, même à 38 ou 39 ans, j’étais encore là au bon moment pour intervenir. J’ai joué un an pour le FC Lanaudière avant de rejoindre le MRO. C’était le club le plus professionnel qui a su recruter Frederico Moojen, que j’ai connu à Saint-Louis.

Pourquoi avoir arrêté votre carrière?

J’aurais pu jouer encore un an car physiquement je tenais. Mais ma vie personnelle m’en empêche. Je dois quitter l’île de Montréal fréquemment alors trois pratiques et un match par semaine, cela fait lourd à gérer. Mais je ne manquerai pas de venir voir quelques matchs! Et puis, avec la Coupe D3 remporté l’automne dernier, j’ai tout gagné au Québec!

Quel est le meilleur souvenir de votre carrière?

La victoire aux Jeux de la Francophonie en 1997! On a battu le Cameroun (1-0) en demi-finale! Peu d’équipes du Canada peuvent s’en vanter. De plus, l’effectif était composé de 7 ou 8 joueurs du Québec dont Patrice Bernier. On avait grandi ensemble, on jouait les uns contre les autres et on se retrouve sous le même maillot du Canada et on ramène l’Or.

Avez-vous un regret?

Lorsque j’étais sous contrat à l’Impact de Montréal, je suis parti en prêt 6 mois au Paraguay dans le club de Sol de America en 2001. Quelle différence! On sentait la passion pour le soccer. Des opportunités auraient pu se présenter mais je suis rentré au Canada où le soccer était moins exposé. Ma carrière aurait pu prendre un autre tournant.

La rédaction de www.justesoccer.com

Photo : csmro.ca

Autres articles intéressant

Kévin Cossette rentre à St-Hyacinthe
St-Hubert se lance en PLSQ féminines avec Cindy Walsh!
Vincent Cyr-Gauthier, direction Blainville?