James-William Hone-Blanchet : « Parti en France pour devenir professionnel au Canada »

James-William Hone-Blanchet revient de deux saisons jouées en France. Originaire de Québec, ce latéral gauche ambitionne de convaincre les équipes de CPL de l’embaucher. Pour cela, il a beaucoup donné.

Après ses débuts au Kodiak de Charlesbourg, James-William Hone-Blanchet a beaucoup voyagé ces dernières années. Riche de trois saisons universitaires avec les Bengals du Maine, ce défenseur gauche de 26 ans est parti un an à Temeluca en NPSL avant un bref retour à la maison pour porter le maillot du Dynamo de Québec en 2017. À partir de là, son rêve de devenir joueur professionnel a pris le dessus : « Je suis parti en France pendant deux années car je n’apprenais plus rien au Québec. La France fait partie des meilleures nations au monde donc j’ai décidé de la rejoindre pour progresser. »

Destination Saran, près du centre du pays pour l’ouverture de la saison 2018-2019. Le jeune Québécois se lance dans l’aventure de la Régionale 1, le plus haut niveau de ligue où la très grande majorité des joueurs sont amateurs : « C’était assez facile de s’y faire une place. J’étais titulaire après un mois d’entraînement. » Une première saison couronnée de succès puisque son équipe accède au National 3 où les joueurs ayant côtoyé les centres de formation français sont plus nombreux : « J’avais des lacunes tactiques et techniques à corriger, confie-t-il. C’était déjà plus compliqué car la concurrence dans l’équipe était plus rude. Mais je savais que j’avais le niveau, il fallait que je le prouve. »

Parti à l’aventure, James-William Hone-Blanchet a pu goûter aux joies et péripéties des nombreux jeunes joueurs en recherche d’un contrat professionnel en France : « Je travaillais comme vendeur dans des magasins de vêtements de 10h à 17h et ensuite j’allais m’entraîner, tout ce rythme cinq fois par semaine. Parfois, je me suis fait renvoyer de ma job car il fallait travailler le samedi mais j’avais mon match. Et je ne sacrifierai le soccer pour rien au monde. Jamais! »

Revenu au Canada, le défenseur reste ambitieux. Satisfait de son expérience, il veut désormais se faire une place en CPL : « J’ai travaillé excessivement fort pour arriver où je suis et j’ai fait les sacrifices. Le niveau en France est nettement supérieur a la PLSQ selon moi. Je me vois très bien en CPL. Je n’ai aucun doute la dessus. » Durant son voyage, plusieurs faits l’ont marqué : « J’ai été frappé par l’avance que possèdent les Européens sur les Nord-Américains. Ils ne perçoivent pas le soccer comme un sport pour se maintenir en forme mais comme une manière de vivre. On croit tout savoir au Québec mais ce n’est pas vrai. En France, les supporters ne viennent pas forcément que pour encourager. Ils veulent aussi voir du beau football, de la tactique, des beaux gestes… et finalement voir leur équipe gagner! »

Contact : J_will70@msn.com

La rédaction de www.justesoccer.com

 

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