Monteuil : « Nous voulons un soccer féminin professionnel au Québec »

Marco Masucci est ambitieux concernant la PLSQ féminine. Le directeur technique de Monteuil souhaite instaurer le professionnalisme dans l’équipe de son club. Explications.

Marco, comment s’est passé la campagne de recrutement pour l’équipe PLSQ de Monteuil?

Tout d’abord, notre équipe réserve sera composée de nos joueuses U17 dont celles qui sont allées en finale du Championnat canadien U15 cet été. L’équipe première est composée d’anciennes joueuses de Monteuil, d’universitaires québécoises et américaines. On retrouve des joueuses comme Kaytlin Fournier et Sophie Therien (ex-MRO, NDLR) avec qui j’avais gagné un championnat canadien en 2008. Elles apporteront leur expérience. Fin décembre, nous avions encore 35 joueuses en sélection et nous allons en retenir 18.

Qui sera l’entraîneur?

Il s’agit de David Cerasuolo. Cela fait longtemps que nous nous connaissons. Il travaille au CNHP depuis six voire sept ans. Il a travaillé aussi à London, Ontario, pour les Whitecaps de Vancouver. Il a de l’expérience et connait beaucoup de joueuses.

Quels sont vos objectifs en PLSQ?

On veut d’abord se stabiliser avec l’équipe et la Ligue. Les joueuses sont prêtes à être des ambassadrices du club, nous travaillons sur cette attitude. Nous pouvions recruter d’autres joueuses de haut niveau mais on veut agir dans ce sens pour donner le ton à la Ligue. Nous voulons un soccer féminin professionnel au Québec!

Comment pensez-vous pouvoir réaliser cette ambition?

Cela passe d’abord par nos performances. Auparavant, c’était compliqué d’exiger un investissement constant des joueuses aux entraînements à cause des calendriers chargés. Aujourd’hui, le calendrier PLSQ ne chevauche pas l’universitaire. On va donc s’entraîner trois à quatre fois par semaine. On veut des résultats pour attirer du public. En contre-partie, on va mettre l’emphase sur la redistribution des profits aux joueuses.

Mais concrètement, remplir les tribunes n’est pas forcément évident. La PLSQ masculine en est l’illustration…

On veut proposer quelque chose de différent. Nous allons travailler sur l’événementiel et le marketing lors les jours de match. On a regardé ce qu’il se faisait aux États-Unis, il existe beaucoup de possibilités! Si nous n’arrivons pas à attirer du monde, alors tout cela ne sert à rien.

Propos recueillis par la rédaction de www.justesoccer.com

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