David Cerasuolo (Monteuil féminin) : « Montrer aux joueuses du club que c’est possible »

Vainqueur du championnat PLSQ féminin en 2019, Monteuil repart en campagne avec l’ambition de conserver son titre. L’entraîneur David Cerasuolo nous explique comment l’équipe aborde cette saison.

David, le titre obtenu l’année dernière a-t-il changer le regard des joueuses sur l’équipe à l’heure des transferts?

Selon moi, on a vécu deux effets. Le premier, évidemment, est l’intérêt de certaines joueuses de venir chez le tenant du titre. L’autre est le fait que certaines ont, peut-être, eu une appréhension de venir chez nous, de se dire qu’elles auraient plus de difficultés à s’adapter dans un groupe qui se connait bien et bénéficie d’une bonne dynamique. Enfin, le critère géographique a tenu son rôle aussi. Mais l’une des grandes satisfactions est d’avoir su garder le noyau du groupe.

Quelles sont les améliorations que vous avez recherchées pour l’effectif?

On a gagné le championnat le 9 août et le soir-même le staff se posait la question sur les futures orientations de l’équipe. Déjà, on ne peut pas dire qu’on ne joue pas le titre. C’est évident qu’on veut le conserver. La concurrence sera sérieuse avec notamment Blainville. Aussi, on veut promouvoir des joueuses du club en PLSQ, montrer à nos membres que c’est possible pour elles d’évoluer à ce niveau. Je prends exemple sur Sara Anelli. J’ai commencé à l’entraîner lorsqu’elle avait 4 ans. Elle a fait son cheminement dans notre structure et était destinée à l’équipe U21 la saison dernière. Nous avons eu un besoin au milieu de terrain en PLSQ et elle a su nous convaincre. Elle est restée dans le groupe grâce à ses prestations. C’est important que les filles puissent y arriver. Nous en sommes à la troisième année de notre projet et nos équipes U21 et U16 sont prometteuses mais il faut aussi penser au présent. Les joueuses issues du club doivent mériter leurs places.

Quels ont été les axes de votre recrutement?

On a su attirer des joueuses nous permettant d’obtenir davantage d’options de jeu. Par exemple, Vanessa Legault-Cordisco apporte sa maturité, son vécu et sa polyvalence nous permettent d’envisager différents schémas de jeu. On a recruté aussi au milieu de terrain Noémie Paquin de Champlain. Elle est jeune, certes, mais complète, athlétique et très à l’écoute. Sur les côtés, Lauri Ann Moise vient se relancer après une blessure aux ligaments du genou. Elle a aussi une expérience en PLSQ. Enfin, Berry Lee Bastien est très jeune mais veut se pousser à aller plus haut. Elle aurait pu jouer au plus haut niveau avec les 17 ans, pourtant elle veut connaître une nouvelle expérience.

Ne craignez-vous pas un surplus de confiance en tant que tenant du titre?

C’est humain. Il est toujours plus difficile de gagner un titre une deuxième fois. On s’assure de ne pas tomber dans ce piège et nous en avons déjà parlé au groupe. On doit toujours avoir les idées claires par rapport à cela.

Il est encore possible de postuler pour un essai en PLSQ féminine. Les inscriptions sont ici

Les transferts PLSQ féminines

Propos recueillis par www.justesoccer.com

 

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