PLSQ : Vers quelles évolutions?

Soccer Québec a mandaté un comité pour réaliser une étude afin d’élaborer un statut actuel de la PLSQ et de livrer des pistes de développement. Les conclusions ont été livrées récemment.

Ils étaient en charge de livrer leur avis sur la PLSQ ainsi que de son avenir. « Ils », ce sont Jean C. Gandubert, ancien président de la FSQ et ex-conseiller canadien du Ministre des Sports, Richard Legendre, ancien Vice-Président exécutif de l’Impact de Montréal, Frank Pons, professionnel en marketing et statistiques dans le sport, ainsi que Philippe Ciarlo, ancien DG des Comètes de Laval. Ces quatre hommes ont produit un rapport destiné à aider la Fédération québécoise à permettre à la PLSQ de passer un palier dans son organisation et son développement. En voici les principales recommandations.

Les équipes réserves : Leur présence interroge. Elles ont pour objectif de permettre aux plus jeunes d’acquérir de l’expérience avant de se lancer dans le grand bain. Mais en y regardant de plus près, le comité s’étonne que « la statistique d’âge affichée est de 22 ans en moyenne pour toutes les équipes ». C’est par conséquent assez compliqué pour des U21 ou moins de se faire une place dans un effectif PLSQ. Un paradoxe pour une ligue de développement. Une entente pourrait être conclue avec les clubs locaux.

Les contrats : Les clubs éprouvent des difficultés à offrir des contrats professionnels ou semi-professionnels aux joueurs de PLSQ. La raison est principalement financière. Le comité estime que « le but n’est pas d’avoir des joueurs professionnels avec des contrats mais d’offrir un encadrement professionnel et de développer des joueurs professionnels ».

Le niveau de jeu : Le comité estime que les équipes affichent un niveau satisfaisant, à l’image de Blainville dans le Championnat canadien. Néanmoins, il estime qu’il reste des choses à réaliser afin de « contribuer davantage au développement des joueurs et de devenir un passage nécessaire avant d’intégrer le monde professionnel. Les joueurs plus âgés et ayant eu un cursus professionnel devraient être davantage répartis dans les différentes équipes. Ainsi, les effectifs pourraient être limités aux joueurs de U21 à U23 avec un apport limité de 4 à 5 joueurs plus âgés par formation. Des contrats de mentorat pourraient être ainsi proposés à ces derniers afin d’encadrer les jeunes ».

Les entraîneurs : Afin de développer au mieux les joueurs, une certification nationale minimum devrait être obligatoire. Des partenariats de formation avec des clubs professionnels pourraient être conclus.

Les arbitres : Les rencontres devraient être filmées afin d’aider les arbitres dans leurs évaluations et analyses. Plusieurs directeurs de jeu ayant été appelés en CPL cette saison, des officiels plus jeunes ont dû prendre le relais en PLSQ. L’importance de l’enregistrement des matchs s’en trouve renforcée.

CPL : Soccer Québec devrait davantage s’investir dans la création d’une équipe en CPL. Appuyer l’initiative déjà créée dans la Ville de Québec serait positif. Cela permettra aux Québécois de disposer davantage de débouchées vers le monde professionnel.

La Fédération suivra-t-elle l’ensemble de ces recommandations?

La rédaction de www.justesoccer.com

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