François Bourgeais : « On vient à St-Hubert pour un projet de club, pas pour une équipe »

St-Hubert termine à la sixième place de la PLSQ après sa victoire sur le FC Lanaudière samedi (1-2). Rencontre avec François Bourgeais pour faire le bilan de la deuxième saison de sa jeune équipe en semi-professionnel.

François, quel est votre regard sur cette sixième place?

Ce n’est pas une déception. On aurait aimé faire mieux certes, mais nous avons fait le choix d’évoluer avec beaucoup de jeunes dont huit sont partis en universitaire le 15 août. Ajoutons à cela les blessures et les suspensions, ce qui est le lot de toutes les équipes, on aurait pu faire mieux en terme de points. Mais je note que nous avons été meilleurs que la saison dernière en terme de contenu. Le rapport âge/performance est en progrès. On a donné du fil à retordre à toutes les équipes dont Blainville et Mont-Royal Outremont sans pour autant prendre des points.

La convocation en équipe jeunes d’Algérie de Salin Daheb et le départ de Samuel Salter pour la France ont été des coups de projecteur cet été sur votre projet. Le club a-t-il aussi avancé cette saison dans le développement des jeunes talents?

Ce sont des coups de projecteur toujours appréciables mais le semi-professionnel n’est que l’aboutissement d’un travail. C’est gratifiant à défaut d’être vainqueur en PLSQ. On vient à St-Hubert pour un projet de club, pas pour une équipe. On a parlé de prémices de plein de petites choses. D’ailleurs, en cas de fusion prochaine avec d’autres clubs, j’aimerais qu’on puisse garder cette vision. J’espère que je ne suis pas le seul au Québec à croire en nos jeunes et à leur permettre d’atteindre le plus haut niveau. Ils ont la jeunesse, la qualité et les moyens pour progresser. Si on ne veut pas le voir au Canada, je les exposerais ailleurs. Je veux les amener au maximum de leurs possibilités. On a porté nos efforts sur tout ce qui concerne l’environnement du joueur : la scolarité, le transport… On tend vers le professionnalisme même si nous n’avons pas assez de moyens pour faire autant qu’en Europe par exemple.

Quel est l’apport de la PLSQ aux jeunes joueurs?

Quand je m’investis dans le projet St-Hubert – Ahuntsic (François Bourgeais est entraîneur des deux équipes, NDLR), c’est pour apporter des changements lorsque les jeunes atteignent 17-18 ans. Alors qu’au Québec beaucoup pensent que la formation est finie à cet âge-là, il reste une post-formation. Il faut parfaire le joueur et cette période peut aller jusqu’à ce que le joueur atteigne 21 ans! C’est un travail de développement et nous avons gagné en reconnaissance puisque beaucoup de personnes souhaitent désormais nous rejoindre. Fabrose et Longueuil font aussi confiance aux jeunes au niveau semi-professionnel. De mon côté, je suis allé plus loin en ne mettant aucune pression sur les résultats. Le semi-professionnel était réservé aux jeunes au départ, et il le restera.

St-Hubert est-il devenu officiellement un tremplin pour le très haut niveau?

Oui, on travaille en ce sens. Quand on perd un match en PLSQ, cela signifie que nous n’avons pas été dominants. Et si tu ne domines pas au Québec, il faut que les jeunes prennent conscience que ce sera compliqué de faire des essais en Europe.

Propos recueillis par www.justesoccer.com

Autres articles intéressant

La PLFQ commence demain avec de nouvelles ambitions!
Ils ont marqué l’été 2O18 au Québec
Longueuil gagne pour sa dernière à domicile