John Bellini (FC Lanaudière) : « Une identité lanaudoise en PLSQ »

Le FC Lanaudière a consolidé son projet PLSQ masculine. Le directeur général John Bellini livre les objectifs de l’équipe régionale qui pourrait bien voir la naissance de son pendant féminin en 2020.

John, comment vivez-vous cette fin de saison?

C’est une belle surprise de se retrouver en finale de la Coupe PLSQ. La question est : « Qu’a-t-on fait pour en arriver là? » A mon avis, la différence s’est faite avec les jeunes un peu comme le Canadien de Montréal en hockey. On a commencé avec la réserve, qui est la racine de notre équipe PLSQ. Au lieu d’acheter des joueurs, on a mis l’emphase sur des jeunes. Nous avons été chanceux de pouvoir compter sur une équipe de Repentigny talentueuse qui a gagné le Championnat canadien en U15, U17 et U18. L’année dernière, ils étaient en U21 et on leur avait demandé de composer notre réserve cette saison. Cela nous a donné une injection de talents originaire de la région. Nous avons une identité lanaudoise en PLSQ.

Comment s’est passée cette saison avec cette réserve?

Ces jeunes ont fini à la troisième place à égalité de points avec Mont-Royal Outremont, deuxième. Avant, nous avions un peu de misère à finir les saisons avec peu de monde à l’entraînement. Cette fois, on a quasiment tout gagné après le premier mois de compétition. Après la fin du championnat de réserve, ces joueurs ont rejoint la formation PLSQ. Ils ont instauré un désir de gagner car ils ne sont pas habitués à perdre. Cela a aussi renforcé ce sentiment lanaudois. Ils ont travaillé très dur et cela a contaminé le reste du groupe. Certains veulent un service en PLSQ, de notre côté, nous voulons l’habilité mais aussi le coeur des joueurs. Cette mentalité a tout changé! On a constaté une transformation sur le terrain avec une équipe qui désire mieux performer.

Vous avez joué vos premiers matchs sur le nouveau stade à St-Roch-de-l’Achigan. Cela vous facilite-t-il la vie?

Cette année, nous avions des problèmes concernant les terrains. En tant que région, nous n’avons pas de pelouse attitrée et il est difficile de trouver un endroit régulier pour s’entraîner et jouer les matchs. En août, la municipalité de St-Roch-de-l’Achigan nous a invités à bras ouverts pour utiliser leur nouveau terrain. Il reste encore quelques détails à régler, mais l’endroit est de grande qualité. Les joueurs s’y sentent bien et sont chez eux.

Comment voyez-vous l’avenir?

Notre question est : comment rentabiliser l’équipe pour éviter le déficit? Au Conseil d’administration, nous avons cherché la solution. Le fait qu’aujourd’hui 80% des joueurs viennent de Lanaudière changent tout pour obtenir des terrains. Les clubs sont plus enclins à nous fournir des lieux d’entraînement. Si nous pouvons avoir une fois par semaine un terrain à Repentigny puis une autre à Terrebonne pour s’entraîner et les matchs à St-Roch-de-l’Achigan, ce sera parfait. Pour des Lanaudois, aller jouer dans ces endroits-là est normal alors que cela représente plus de trajet pour des Montréalais. Tout le monde est très content avec cette solution. Le président de Repentigny m’a appelé pour me dire que son équipe U17 AAA, deuxième du dernier championnat, est intéressé pour jouer en réserve la saison prochaine. On a une vision pour l’avenir. On pense aussi à créer une équipe en PLSQ féminine en 2020. Cela ne nous dérange pas de perdre de l’argent dans un secteur technique car d’autres secteurs nous amènent de l’argent. On ne cherche pas à faire du profit. C’est l’intérêt des joueurs qui nous intéresse.

Avez-vous trouvé un modèle de recrutement?

L’équipe devient de plus en plus lanaudoise. On veut jouer avec passion et énergie en engageant des joueurs correspondant à notre identité. Si on appelle un joueur hors de la région, il faudra bien choisir. Le sélectionné devra se sentir privilégié. L’identité lanaudoise va générer une fierté.

Crédit Photo : Audrey Magny

Propos recueillis par www.justesoccer.com

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