Le projet PLSQ de Saint-Hubert prend de l’épaisseur

Engagé en PLSQ masculine depuis 2017, Saint-Hubert voit ses desseins de formation validés par les récentes signatures de joueurs aux niveaux professionnel et universitaire. François Bourgeais fait le point à l’aube de la saison 2021.

À quelques jours d’intervalle, le duo d’attaque hubertain de 2018, Samuel Salter et Ludwig Amla, a franchi le pas vers le professionnalisme. Si le premier nommé a rejoint la CPL à Halifax, le deuxième a carrément rejoint Skopje, en Macédoine, club habitué des Coupes européennes. Mais ce ne sont pas les seuls à passer entre les mains de l’entraîneur François Bourgeais avant d’aller voir un ou deux étages au-dessus : Karifa Yao (Cavalry, CPL), Charles Auguste (Université de Creighton, USA), Mohamed Farsi (Cavalry, CPL), Diyaeddine Abzi (York United), Garven Metusala (Forge FC, CPL), Moise Bombito Lumpungu (Iowa Western, USA)… La liste commence à s’allonger sérieusement. Si bien que la mission de l’équipe première bénéficie d’une sacrée crédibilité : « Notre projet est de recruter de très jeunes joueurs afin de leur donner une maturité leur permettant de franchir les paliers vers le professionnalisme, explique le technicien français. Il existe une différence énorme entre Aboubacar Camara que j’ai recruté en U17 et celui qui signe à Indy Eleven en USL sept ans plus tard. Beaucoup de jeunes n’imaginent pas tous les sacrifices nécessaires pour arriver au plus haut niveau. Ils veulent tout immédiatement et ne réalisent pas la maturité nécessaire pour être au-dessus du lot en permanence à l’entraînement et en match. »

Au moment des préparatifs de PLSQ, François Bourgeais veut des résultats au classement mais garde les pieds sur terre : « Nous avons entamé un cycle la saison dernière. Il est plus compliqué pour une équipe jeune de rivaliser avec les formations du haut du tableau qui affichent davantage de régularité dans les performances. » Néanmoins, le coach attend beaucoup de certains de ses joueurs comme Yvenson André : « Il revient d’une longue blessure. S’il évolue plus haut, ce serait l’aboutissement d’un travail physique et psychologique incroyable! Et ce sont des indices de caractère plutôt intéressants pour un joueur professionnel. J’ai un oeil sur Dalin Saheb aussi. »

Alors existe-t-il une méthode « François Bourgeais »? « C’est d’abord la réussite du joueur, pas la mienne, rectifie-t-il. Moi, je suis passé un moment dans leur vie et c’est leur travail qui paie. Mais il est vrai qu’on ne hisse pas des garçons au haut niveau d’un coup de baguette magique. Il faut savoir projeter un joueur 3-4 ans plus tard pour l’imaginer professionnel. Cela se fait très peu au Québec. Par exemple, Sandro Grande le fait très bien avec les Étoiles de l’Est. » Et lorsqu’un joueur décide de quitter le cocon pour rejoindre une autre formation québécoise à l’image de Samuel Laplante pour Blainville, le technicien le prend avec philosophie : « C’est le jeu! Blainville propose de jouer le championnat canadien. À un moment, il faut savoir partir pour continuer à progresser. »

La rédaction de www.justesoccer.com

Autres articles intéressant

Ottawa South United : « Notre première saison en PLSQ est une réussite »
Kévin Cossette rentre à St-Hyacinthe
St-Hubert se lance en PLSQ féminines avec Cindy Walsh!