AS Gatineau – Braves d’Ahuntsic : un match en deux actes sans fin

Les demi-finales de la Coupe du Québec auront lieu ce mercredi. Toutes? Non. Le Celtix U16 masculin se rend directement en finale après les disqualifications de l’AS Gatineau et des Braves d’Ahuntsic pour faits de violence en quart-de-finale. Une décision que regrette l’entraîneur montréalais Simon Sabounji.

Pour remonter aux origines du conflit entre les deux équipes, il faut se rendre au 4 juin. L’AS Gatineau accueille les Braves dans le cadre du championnat mais la rencontre dégénère : « C’était un match compliqué avec beaucoup de gestes anti-sportifs, se souvient Simon Sabounji, le coach des Braves. À tel point, que la rencontre se termine en bagarre générale à deux minutes de la fin du temps réglementaire. Le coach adverse et moi entrons sur le terrain pour séparer mais l’arbitre nous ordonne de sortir de l’aire de jeu. C’est à ce moment-là que je m’aperçois que plusieurs dizaines de spectateurs montent la clôture pour pénétrer sur le terrain. Je fais sortir mon équipe de la pelouse par sécurité. Je me fais expulser. Le score était de 3-3. Je suis convoqué par la Fédération pour mon expulsion et durant le conseil de discipline, on ne me parle pas du match, juste du fait d’avoir quitté le terrain avant la fin. Nous avons match perdu 3-0 et aucune sanction pour l’AS Gatineau. »

Les incidents auraient pu en rester là. Sauf que le hasard a voulu que les deux équipes se rencontrent à nouveau en quart-de-finale de la Coupe du Québec, le 3 août toujours à Gatineau : « On a voulu changer le lieu du match car le risque que le scénario se répète était grand. La Fédération a dépêché deux commissaires pour veiller à la sécurité. Mais cela n’a pas empêché les spectateurs de provoquer mes joueurs. À tel point que nos parents présents ont commencé à se battre avec les jeunes. » Bataille en tribunes et match arrêté à la 88e minute. La Fédération a décidé de punir les deux équipes en les disqualifiant : « Je ne comprends pas cette décision, poursuit Simon Sabounji. Dans les deux cas, la rencontre a été arrêtée avant la fin, mais les sanctions sont différentes. »

Julien Dubois

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