La libération tardive de licence de huit jeunes au centre d’un conflit entre deux clubs

Huit jeunes inscrits aux Étoiles de l’Est veulent quitter le club pour porter le maillot de Centre-Sud à l’aube de la saison. Une manière de faire qui dérange les dirigeants du club d’origine qui avaient construit leur équipe.

Luna Dallal-Tremblay ne cache pas sa frustration. Après avoir inscrit deux de ses enfants aux Étoiles de l’Est en début de saison, elle souhaite les voir intégrer immédiatement Laval Centre-Sud, club en partenariat avec le Manic. Problème : le refus des Étoiles de l’Est de libérer ses jeunes pousses. « Nous étions inscrits auparavant à l’académie du FC Barcelone, explique la mère, impatiente de voir la situation se décanter. On a toujours cherché quelque chose de différent et la vision du Manic nous plait. Lorsque nous avons informé le club de notre intention, les dirigeants ont refusé. C’est dur moralement pour les jeunes de ne pas pouvoir jouer les games avec l’équipe qu’ils souhaitent. » Gary Gaul, le propriétaire du Manic, emboite le pas de Luna Dallal-Tremblay : « Cela fait un moment que la demande a été faite. Ces jeunes sont avec nous par choix, pourquoi ne pas le respecter? Pourquoi laisser des joueurs partir à Monteuil et pas à Centre-Sud? On ne voit pas où est le problème concernant l’intérêt de ces jeunes. »

Les Étoiles de l’Est ne sont pas prêtes à céder. Felicia Schiro, conseillère au CA du club, explique les motivations de la direction : « On a construit l’équipe U14 LDP (Ligue de développement provincial, NDLR) depuis des mois. Les joueurs se sont préparés via zoom, des entraînements virtuels et physiques ont eu lieu. On joue parmi les meilleures équipes de la Ligue et vous voulez me faire croire quà la dernière minute il vaut mieux aller jouer à Centre-Sud? Les Étoiles de l’Est ont un historique, même avec l’académie de l’Impact de Montréal, de laisser partir nos joueurs qui souhaitent aller plus haut. On ne peut pas nous reprocher de retenir nos talents. » Malgré les conditions, la dirigeante assure avoir voulu être arrangeante : « Nous n’avons rien contre le Manic. Si les jeunes veulent pratiquer ailleurs en temps supplémentaire, c’est leur droit. On a même proposé un horaire hors des habitudes du club pour arranger tout le monde. Mais ils ne peuvent pas demander leur libération à 48 heures du début de saison alors que nous avions suivi des étapes de sélection pour bâtir cette équipe. On compte sur eux! » La Fédération s’est référée au réglement pour appuyer Felicia Schiro : « Avec la réforme de Soccer Canada, des protocoles sont mis en place et nous les avons respectés. Le réglement est avec nous. On a libéré des jeunes qui souhaitaient évoluer ailleurs à un niveau supérieur voire égal mais nous ne voyons pas l’intérêt de descendre de niveau. Les gens doivent respecter notre club. Ils sont la bienvenue à la prochaine pratique. » Est-ce que l’épisode est clos?

La rédaction de www.justesoccer.com

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