Patricia Bourcier : « Une bonne expérience avec Chaudière-Ouest »

À 37 ans, Patricia Bourcier vit l’une de ses dernières saisons de compétition. La joueuse de Chaudière-Ouest a joué au plus haut niveau québécois durant plusieurs années. Cette saison, elle a vécu des joies à l’image de cette première place en LSEQ mais aussi une déception avec cette élimination prématurée lors du Final Four. Rencontre.

Patricia, quel regard portes-tu sur la saison de Chaudière-Ouest?

Cette première place au classement est plutôt inattendue car Beauport et Repentigny sont très forts. Les arrivées de Fabien Cottin et de nouvelles joueuses ont apporté du changement et de l’enthousiasme à l’équipe. L’entraîneur a exigé plus de rigueur et d’engagement, ce qui a haussé le niveau de l’équipe. Je rejoins sa philosophie du soccer puisqu’il est du genre à aimer jouer au ballon tout en allant de l’avant. De mon côté, c’est compliqué physiquement. Chaque année, je me demande si je continue ou pas. J’essaie d’apporter mon expérience au groupe. Dans l’ensemble, je suis satisfaite de moi puisque j’ai joué tous les matchs.

Après deux matchs de Final Four, Chaudière-Ouest est éliminé. Est-ce une immense déception?

Je suis davantage déçue par l’ampleur des scores (5-0 contre Beauport, 4-1 à Repentigny, NDLR). C’est très sévère! On savait que Beauport était meilleur que nous. De plus, on a perdu plusieurs joueuses importantes à cause du collégial. Notre collectif était très huilé mais nous n’avons pas pu nous entraîner pendant trois semaines à cause des calendriers qui se chevauchent. Malgré tout, ce fut une bonne expérience dans l’ensemble. Chaudière-Ouest est une équipe d’avenir, c’est un beau projet.

Vous avez joué dans plusieurs divisions élites québécoises. Quel regard portez-vous sur la future PLSQ féminines?

C’est dur de porter un jugement. On n’en sait pas grand chose. Je ne comprends pas pourquoi veut-on faire une autre ligue élite. Une saison est tellement longue et c’est déjà assez compliqué comme cela avec les conflits scolaires. Et puis, quelles joueuses vont y figurer? Pourquoi ne pas améliorer directement la LSEQ? En tout cas, il serait temps de régler le conflit scolaire. Cette saison, j’ai vu des filles diminuées disputer trois matchs en trois jours. Dans ces conditions, il n’y a aucun respect pour l’athlète.

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