Anna Fomicheva (Ryazan VDV, D1 russe), prête à répondre à l’appel du Québec

Anna Fomicheva a effectué ses débuts professionnels avec le club de Ryazan VDV, dans la banlieue de Moscou. La milieue défensive au fort potentiel est attachée à son club mais ouvre la porte à un départ au Québec.

Anna est âgée aujourd’hui de 23 ans. Issue d’une famille de travailleurs ordinaires, elle commença le sport dès l’âge de 6 ans dans les arts martiaux, plus précisément le karaté et le kick boxing, où elle est restée en club au niveau amateur pendant 11 ans. C’est très tard, à 17 ans, qu’Anna s’orienta vers le football. Repérée lors d’un tournoi amateur, elle fut invitée à rejoindre l’équipe junior du club de, Ryazan sa ville natale. La compétition n’était pas sa priorité et c’est à travers son investissement aux séances d’entrainements avec ses amis du club et le staff qu’elle commenca à prendre goût et à fortement progresser.

« Beaucoup de joueuses de 14 ans jouaient mieux que moi à 17 ans, c’était très difficile mais je n’ai jamais baissé les bras ».

Dès sa troisième saison au club, elle fut nommée capitaine de l’équipe espoir, ce qui ne l’empêcha pas de rester humble : « Je ne suis pas la meilleure joueuse de l’équipe mais les membres du staff m’ont choisi et fait confiance, cela m’a beaucoup touché et rendu très responsable ».

En 2019, Anna et son équipe ont atteint les phases finales des équipes juniors où ils ont terminé à la sixième place.

C’est en 2021 que sa carrière prit un tournant : « J’ai eu l’honneur de signer un contrat professionnel en tout début d’année avec l’équipe féminine de mon club de cœur. Je suis très reconnaissante envers mes entraineurs Kvasov Ivan Olegovich, Taekin Pavel Vyacheslavovich et Shebarshin Georgy Vladimirovich ».

Anna, alors professionnelle, a continué à jouer avec l’équipe espoir dans le championnat de la ligue des jeunes, nouvellement créée en Russie.

« Personne n’a dit que ce serait facile, mais nos entraîneurs croient en chacun de nous, ils essaient de faire en sorte que chaque joueuse puisse progresser, avec comme devise de non seulement jouer au football, mais aussi de vivre le football. Nous avons combattu chaque match comme si c’était le dernier et nous sommes devenus médaillés d’argent de la ligue junior russe ».

Pour l’équipe féminine senior, la saison a été plus difficile avec beaucoup de joueuses blessées tout au long de l’année et une sixième place finale au classement de la Superligue Russe. « Dans l’avant-dernier match de la saison, il y eu mes grands débuts. Je ne ressentais pas de peur, si ce n’est un peu d’inquiétude. J’étais remplie d’un sentiment de responsabilité face à mon équipe, qui a donné toute sa force pendant ce championnat. J’ai croisé les regards de mes coéquipières qui croyaient en moi et je n’avais pas le droit de les décevoir. Nous avons pu gagner ce match qui restera graver dans ma mémoire à jamais ».

L’équipe de Ryazan compte une variété de nationalités (serbe, ukrainiene, biélorusse et russe). Toutes les filles sont unies dans un même combat : permettre à Rayzan d’être une place forte dans le pays.

« Nous avons une équipe très soudée, Nous nous entraidons chaque jour comme des amies que nous sommes sur toutes les questions de la vie; les études et formations, les finances, la vie personnelle…. Ce que j’ai rêvé et aimé est devenu mon travail et les gens qui m’entourent sont devenus comme ma famille. Mes coachs sont des mentors qui ne pensent pas qu’à leurs propres intérêts et donnent leur cœur à ce métier. Grâce à eux, beaucoup de jeunes joueuses atteignent le haut niveau, comme par exemple Ksenia Konovaeva, 16 ans, ou encore Elena Zubkova âgée de 19 ans ».

« Ma carrière de footballeur est très modeste, mais je peux fièrement dire que ce que je fais, je le fais avec le plus grand amour, je suis très investie à travers l’équipe et je vis avec elle dans la peine et la joie. Toutes les âmes qui sont impliquées dans le monde du football sont toutes une grande famille. Sans cela, tout n’aurait pas de sens. Mes rêves sont merveilleux, mais très difficiles à atteindre. Le chemin vers la Superligue a été difficile, je ne pensais pas un jour y parvenir et signer un contrat professionnel. Mais grâce à mes efforts et aux conseils prodigués par mes entraîneurs et le staff, j’ai pu atteindre le niveau requis et le club m’apporta sa confiance et a cru en moi ».

Anna souhaite aujourd’hui continuer à progresser dans son club actuel mais elle n’est pas contre l’idée d’acquérir une expérience internationale en Europe ou en Amérique du Nord…

Christophe AMBAR – consultant – Justesoccer / Justbeinfoot

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