Christian Chavrier (Lanaudière-nord) : « Beaucoup de respect pour ce territoire »

Christian Chavrier est le gouverneur de l’équipe PLSQ de Lanaudière-Nord. Arrivé de France en 2018, il s’occupe de la section semi-professionnel du club basé à Joliette et L’Assomption qui a repris la franchise du FC Lanaudière pour une entrée en PLSQ au printemps prochain. ll nous livre la philosophie du « Noir  et Or ».

Christian, dans quelles circonstances avez-vous été nommé gouverneur de Lanaudière-Nord?

Je suis arrivé de France avec ma famille. Notre objectif était de nous installer avec en ligne de mire une opportunité professionnel. Je dirige un hôtel dans le nord de la région. Mon fils s’est inscrit au club et de fil en aiguille j’ai accepté le poste de gouverneur. Par le passé, j’ai été aspirant professionnel avant un accident durant un match qui a coûté ma carrière. Entre autres expériences dans le milieu professionnel, j’ai été co-fondateuret directeur d’Arles-Avignon. Nous avions repris le club en National (3e niveau) avant de l’amener en Ligue 1.

Quel regard portez-vous sur la formation au club et ses activités?

J’ai été très agréablement surpris par la qualité de formation. Depuis mon arrivée au Québec, je constate une scission entre la vision de la majorité des éducateurs qui axent leur travail sur le développement des joueurs et ceux qui basent uniquement le travail sur le résultat du match. Mêeme si j’aime gagner, je préfère la première option. Les installations sont aussi des outils intéresants. Le semi-professionnel prend tout son sens lorsqu’on installe un environnement professionnel autour permettant de pousser les jeunes à aller plus haut. Lanaudière-Nord compte 2 800 joueurs avec un bassin qui compte s’élargir avec des connexions prochaines avec des communes situées au nord du territoire. Le contenu de la formation est résolument moderne avec une exigence envers les jeunes et tout le staff, en alliant la chaleur humaine qui va avec. On va aller chercher le meilleur chez le joueur pour en faire un individu et un citoyen structuré.

Quels sont vos objectifs avec l’équipe PLSQ?

On veut que 70% de l’effectif soit composé de joueurs formés au club à moyen terme. Les jeunes générations sont très talentueuses. L’idée n’est pas de gagner trois championnats d’affilée avec la même équipe. Nous voulons en envoyer un maximum au niveau au-dessus. Notre plus grande réussite serait qu’ils nous quittent en accomplissant leur rêve.

Avez-vous décidé du staff?

Non. Des noms circulent, je n’affirme rien, je n’infirme rien. C’est encore un peu tôt car nous avons des processus à respecter. Il faut un coach qui s’inscrive dans la durée pour respecter notre objectif de développement de jeunes. On veut que les planètes soient bien alignées au ,moment de signer.

Allez-vous reprendre l’effectif existant au FC Lanaudière la saison dernière?

La base sera faite de joueurs du FC Lanaudière et de Lanaudière-Nord. D’autres recrues devraient arriver. Mais nous n’allons pas nous précipiter. Il faut que les joueurs se reconnaissent dans ce que l’on dit et fait.

Quelle philosophie souhaitez-vous installer dans cette équipe?

Si on devait mettre un symbole à cette équipe, je choisirais le loup. Il chasse en meute, l’esprit de famille y est important. C’est un animal nordique et il est craint. Notre identité de jeu doit corréler avec le territoire. Lanaudière n’est pas qu’un nom sur une carte. C’est un secteur également rural où on se forge un sacré caractère. On se revendique de Lanaudière. Les gens d’ici veulent réussir malgré les contraintes d’éloigement. J’ai beaucoup de respect pour ce territoire. On y trouve une certaine culture, de l’ouverture, de la volonté et de la résilience. Voir des jeunes de 8-10 ans faire preuve d’autant de fighting spirit m’impressionne. Il faut bâtir autour de cet état d’esprit.

Philippe Eullaffroy, ancien directeur de l’Académie de l’Impact de Montréal, a rejoint le club. Quel est son rôle?

Il est responsable du développement des joueurs. Philippe possède une triple vision importante à nos yeux : c’est quelqu’un de très humain, son approche du développement est moderne dans le sens où il cherche à former des individus, pas seulement des joueurs ; il possède un background scientifique ce qui lui permet d’avoir une approche cognitive et objective des choses. En tant que club formateur, nous devons être capables d’aborder ces questions-là. Son taux de réussite en matière d’accompagnement de jouers vers le professionnalisme parle pour lui. Cet ensemble de valeurs sont fondamentales pour nous : en passant par chez nous, le jeune deviendra une meilleure personne.

Propos recueillis par www.justesoccer.com

 

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