La « renaissance » de Michaël Palomo Attivisimo au Québec

Promis à une carrière professionnelle en France , Michaël Palomo Attivisimo fut contraint d’abandonner à 21 ans suite à deux graves blessures. Aujourd’hui, le trentenaire forme plusieurs gardiens au Québec aux niveaux civil et universitaire.

Michaël Palomo Attivisimo s’est construit une vie autour du soccer au Québec. Entraîneur des gardiens au niveau PLSQ à Blainville, il est aussi dans le staff des Redbirds de l’université McGill et dirige sa société de coaching de gardiens. À cinq jours du début de la saison universitaire alors que Blainville joue le haut du tableau en PLSQ, le Cannois est plutôt occupé : « J’essaie d’apporter une méthode moderne avec une approche cognitive particulière (identification des préférences motrices, développement de la vision périphérique) et une approche tactique constante. C’est la raison pour laquelle j’ai créé ‘Special 1 goalkeeper academy’ : je souhaite que tout le monde puisse profiter de cette méthode, pas seulement les gardiens de la PLSQ ou universitaires. L’entraînement du gardien de but, ce n’est pas de se faire mal aux jambes, mais d’apprendre à lire les composantes d’une action de jeu. »

Michaël Palomo Attivisimo fut recruté à ses 11 ans pour intégrer le centre de préformation de la prestigieuse équipe de l’AS Cannes. C’est à 15 ans qu’il intègra officiellement le centre de formation avec des référencess comme entraîneurs tels que  Michel Dussuyer, André Amitrano, Roland Gransard ou encore Christian Lopes. Aspirant pro (stagiaire professionnel) à l’âge de 17 ans pour intégrer le groupe de l’équipe fanion, il se blessa gravement (rupture du tendon rotulien). Il fut écarté des terrains pendant un an. À sa reprise, il était souvent appelé dans le groupe réserve et il comprit très vite que son ambition de garder les buts d’un club de division 1 voire division 2 s’était éloignée. Il prit alors la décision de rejoindre le club voisin de Draguignan en CFA2 et se blessa à nouveau gravement à la cheville. Il prit la décision d’arrêter le football à l’âge de 21 ans plutôt que de subir une opération chirurgicale.

Dès lors, la décision d’émigrer vers le Canada en 2009 à l’âge de 23 ans était prise. l’ancien espoir se retrouva dès son arrivée dans l’hôtellerie : « C’était une reconversion intéressante financièrement, expliqua-t-il. J’ai beaucoup voyagé après avori arrêté le soccer. Le Québec n’était pas ma première expérience à l’étranger. » C’est en 2018, à l’âge de 32 ans, que les démons du football l’ont rattrapé et poussé à rejoindre les terrains comme coach : « Je voulais transmettre ce que j’ai appris. » L’ARS du Lac St-Louis fut sa première expérience avec le centre de développement régional. Rapidement, il fut contacté par Fabrose (aujourd’hui intégré dans le FC Laval) pour s’occuper des gardiens en PLSQ, avec une Coupe à la clé. Il y côtoya d’ailleurs Rayane Yesli, sélectionné par Valour FC en Première Ligue canadienne. Aujourd’hui, il est sous contrat avec Blainville et McGill. Le rêve de toucher le monde professionnel, cette fois-ci à travers un staff, est toujours d’actualité.

Christophe Ambar

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