Ligue 1 Canada : « Renforcer le palier entre l’amateur et le professionnel »

L’annonce de la création de la Ligue 1 Canada était attendue par beaucoup. Les championnats de troisième division du Québec (PLSQ), de l’Ontario (League 1 Ontario) et du tout nouveau de Colombie-britannqiue (League One BC) s’unissent pour proposer un championnat d’envergure nationale. Martin Desgroseillers, directeur de la régie à Soccer Québec, nous explique ce projet plus en détails.

Martin, comment s’articule cette Ligue 1 Canada?

Nous unissions nos forces et standardisons les critères de compétitions mais chacun garde son autonomie. Nous ne voulons pas instaurer de gestion contraignante car chaque province possède des particularités régionales. Le championnat féminin se terminera par un Final Four national car aucune compétition extra-provinciale n’existait jusqu’à présent. Laval accueillera cette compétition en fin de saison lors de laquelle deux représentants québécois seront qualifiés afin d’affronter le vainqueur de L’Ontario et celui de Colombie-britannique. Chez les hommes, le Championnat canadien existe déjà et le FInal Four pourrait intervenir plus tard. Au niveau local, je tiens à préciser que toutes les décisions n’auront aucun impact sur le développement et le déroulement des compétitions des jeunes.

Quelles sont les exigences que va amener cette Ligue 1 Canada en PLSQ?

Pour le moment,nous sommes en discussions avec un maximum de partenaires, rien n’est coulé dans le béton. Il existe un processus d’approbations où tout sera discuté à chaque étape. Mais notre angle de réflexion est d’intégrer les jeunes en PLSQ dans le meilleur environnement possible pour favoriser leur développement. Peu d’élus iront en Europe ou en MLS mais davantage pourront se hisser en CPL. Par conséquent, nous envisageons d’instaurer un quota de jeunes joueurs dans toutes les équipes d’ici 2025. Cet objectif a été bien reçu par les gouverneurs PLSQ mais nous n’avons déterminé aucun nombre pour le moment. Les trois Ligues doivent passer à un niveau supérieur afin de renforcer le palier entre l’amateur et le professionnel.

On parle de la crétaiton d’une PLSQ 2 voire PLSQ 3 au Québec avec un système de promotion/relégation au mérite sportif. Qu’en est-il?

Oui, c’est vrai. Nous sommes d’ailleurs sur le point de mettre en place un comité pour mettre la meilleure structure possible. Le but est de simplifier le niveau sénior dans la province car entre les U21, les U18, la PLSQ, la réserve PLSQ ou encore l’universitaire, cela fait beaucoup de championnats. Le senior AAA devrait d’ailleurs disparaître. Pour le moment, nous sommes toujours en discussions, on ne se ferme aucune porte. Mais cette solution est envisagée.

Plusieurs clubs ont regretté de ne pas avoir obtenu le pass pour jouer en PLSQ. Pourquoi avoir arrêté le nombre d’équipes à 12?

En effet, nous avons dû refuser 9 candidatures pour 2022! Notre principal souci est de veiller à une bonne qualité de jeu tout en proposant un calendrier conforme à la structure de la Fédération. Si nous avions accepté 20 équipes, cela aurait fait 38 matchs, c’est inconcevable en terme de planification. Aux clubs refusés, j’ai envie de leur dire : ‘Tentez l’aventure en PLSQ 2 et en cas de succès, l’accès en PLSQ sera certainement facilité!' »

Propos recueillis par Julien Dubois

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