PLFQ : Le coeur de l’Afrique bat au sein de l’Olympique de Montréal

L’Olympique de Montréal est l’une des formations peu connues de PLFQ. Collins NZiemi, son entraîneur, présente son équipe dont la plupart des joueurs proviennent de la ligue africaine de soccer du Québec.

Collins Nziemi est un inconditionnel de l’Olympique de Marseille. N’allez pas plus loin pour connaître les raisons du nom de son équipe de futsal ainsi que des couleurs de son équipe : « Il est vrai que je suis un fervent supporter », sourit le dirigeant d’origine camerounaise, président par ailleurs de la ligue africaine de soccer du Québec. Son équipe de l’Olympique de Montréal a plutôt réussi ses débuts en PLFQ en obtenant le nul contre Evolution (1-1) puis en battant USM (4-2) : « Le sort nous a été favorable en nous proposant des équipes abordables pour nos débuts, explique le coach. La plupart de nos joueurs vient de la ligue africaine de soccer et n’a jamais mis les pieds sur un terrain de futsal! »

Pour ce premier week-end de compétition, Collins NZiemi tire plusieurs enseignements : « Nous avions prévu d’amener des jeunes en PLFQ pour les confronter à un plus haut niveau. Mais après avoir observé certaines équipes durant la pré-saison, on s’est aperçu que la marche était trop haute. Nous avons donc inscrit cette équipe en ligue régionale pour les remplacer par des joueurs plus confirmés. Notre sentiment s’est confirmé lorsque nous avons regardé le match d’ouverture (Sporting Montréal – Cinque Stelle, NDLR). C’est vraiment un bon niveau! » Ensuite, il a fallu adapter le soccer à 11 aux caractéristiques du futsal : « Je vais adapter mon discours d’avant-match, poursuit-il. On ne peut pas tacler. Je vais dire à mes joueurs d’éviter cela. J’ai constaté aussi que les systèmes de jeu se ressemblent beaucoup mais certaines équipes font mieux le losange que d’autres. »

Concernant les raisons qui ont poussé l’Olympique de Montréal à s’inscrire en PLFQ, le président de la Ligue Africaine est très clair : « On a plusieurs défis à relever. D’abord le compétitif : on veut bien figurer en espérant pouvoir rivaliser avec les meilleurs dans les années à venir. Ensuite, l’image : on veut se faire un nom. On a attiré plus de 100 joueurs lors des essais et on en a laissé partir de très bons. Enfin, le challenge administratif est important pour nous afin de montrer que nous avons les ressources pour gérer l’équipe. »

L’Olympique de Montréal fait partie de l’image de la Ligue Africaine : « On joue au parc Kent de Montréal depuis 30 ans sans interruption, assure Collins NZiemi, arrivé au Québec dans les années 90. J’ai migré au Québec en 1995 lors d’une vague africaine importante. De très bons joueurs ont évolué dans ce championnat qui, pour moi, offre la plus grande qualité de jeu dans la province. » Ce projet permet aux jeunes de pouvoir jouer des compétitions officielles : « Les jeunes du quartier Côte-des-Neiges n’ont pas forcément les moyens financiers pour s’inscrire dans les clubs. On propose une compétition avec 14 pays africains. D’abord communariste, la ligue s’est ouverte et tout le monde peut y jouer. On veut en faire une ligue de développement dès la saison prochaine. »

La rédaction de www.justesoccer.com

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