Un club québécois prêt à monter vers la USL2 ?

La province de Québec est la principale zone de l’Est du Canada ne comptant aucun club en Canadian Premier League. Pourtant, ce n’est pas les envies qui ont manqué. Aujourd’hui, des investisseurs pourraient créer une formation en USL 2 voire USL, faute de mieux. Voici des extraits de leur rapport.

Les rumeurs concernant une CPL dans la province québécoise vont bon train. Dernièrement, il se murmurait que Red Bull pouvait investir dans la ville de Québec ou qu’une franchise allait élire domicile du côté du Cepsum de l’Université de Montréal. Mais pour le moment, rien de concret. La concurrence du CF Montréal compliquerait aussi la tâche des villes alentours. D’autres éléments étudiés rendent l’introduction en Première Division Canadienne pratiquement impossible actuellement. Tout d’abord, son accession : le coût d’une franchise est estimé entre 8 et 13 millions d’euros (pour être large), de quoi décourager une bonne partie des candidats. Mais aussi, son fonctionnement : les coûts des opérations (essentiellement les transports) sont un véritable boulet dans les finances. La situation financière du FC Edmonton, proche de la banqueroute, en fait réfléchir plus d’un. Actuellement, le retour sur investissement est clairement négatif dans l’élite canadienne (une moyenne négative de deux millions de dollars de frais de fonctionnement l’année dernière) malgré le soutien de One Soccer grâce aux droits TV.

Ainsi, des investisseurs seraient prêts à mettre la main à la poche pour monter une équipe au niveau en-dessous tout en restant professionnel en USL ou en amateur en USL2. Les villes québécoises ciblées sont connues : Montréal, Québec, Blainville et Gatineau. Ottawa figure aussi parmi les options. L’avantage est que ces villes pourraient évoluer dans un stade à proximité pouvant accueillir mille personnes. De plus, le bassin de joueurs est intéressant avec une part importante de Québécois évoluant en CPL et faisant partie des meilleurs. La USL est favorable à l’expansion de formations canadiennes dans son giron comme Thunder Bay Chill ou encore WSA Winnipeg. La licence représente un investissement de 2 million de $ (en 2021) avec un budget de fonctionnement d’environ 5 millions de $ pour la saison. Point important : pour accéder à ces deux niveaux professionnels, il est obligatoire que le propriétaire soit prêt à renflouer les comptes bancaires en cas de difficulté.

Les frais en USL, le niveau privilégié, étant encore très élevés dans un contexte québécois, la USL 2 serait l’option la plus viable. Toujours selon le rapport, la franchise serait évaluée à moins d’un million de dollars avec un maximum de frais de fonctionnement de 170 000 $ annuels. Son autre grand avantage est de préserver un périmètre géographique assez restreint concernant les adversaires. La division Nord englobe les états de New-York, Connecticut, Maine, New Hampshire et Massachussetts. À Montréal, le stade Claude-Robillard serait ciblé et des discussions avec la ville déjà entamées.

Julien Dubois

Autres articles intéressant

Le CS Roussillon veut garder et valoriser ses jeunes à travers une licence provinciale
AS Gatineau – Braves d’Ahuntsic : un match en deux actes sans fin
Les clubs québécois renoncent à leur droit de formation pour l’avenir de leurs joueurs